Marché de Mauriac
Activité, prix, rentabilité... au cadran tout augmente !
Si la puissance publique fixe le cadre du marché au cadran de Mauriac et finance les équipements, c’est bien la SAS met en œuvre et fait vivre l’outil économique au quotidien au service de la filière. Elle a tenu son AG.
Si la puissance publique fixe le cadre du marché au cadran de Mauriac et finance les équipements, c’est bien la SAS met en œuvre et fait vivre l’outil économique au quotidien au service de la filière. Elle a tenu son AG.
Une année record au marché au cadran de Mauriac
« Quand ça va mal pour les éleveurs, ça va mal pour nous ; quand ça va bien pour eux, ça va bien pour nous »
— Michèle Chastan, directrice du marché de Mauriac
Les chiffres présentés lors de l’assemblée générale du vendredi 26 juin témoignent d’un exercice record à plusieurs niveaux pour le marché au cadran de Mauriac.
Les apports ont progressé de près de 14%, passant de 25421 animaux vendus en 2024 à 30450 en 2025. Le taux de vente poursuit lui aussi sa progression, atteignant désormais 96,2%, contre 92,46% un an plus tôt.
Autrement dit : davantage d’animaux et toujours moins d’invendus.
Quant à la hausse des cours, elle est encore plus spectaculaire. Le prix moyen par animal atteint désormais 1 671 €, contre 1 197 € en 2024 et seulement 781 € cinq ans plus tôt.
Des chiffres qui confirment la dynamique du marché
« Les chiffres parlent d’eux-mêmes »
— Sébastien Breuil, président de la SAS du marché au cadran
Pour le président, ces résultats ne doivent rien au hasard mais traduisent "la confiance des apporteurs et des acheteurs".
Le marché continue en effet d’élargir sa base avec 688 apporteurs contre 589 un an plus tôt et 114 entreprises d’achat actives.
Les bovins broutards restent largement majoritaires dans les transactions (41 % des ventes), essentiellement composés d’animaux croisés qui représentent près de la moitié des apports, devant la race pure salers.
Les limousins affichent une moyenne de 5,95€/kg avec des pointes à 6,86€ chez les plus légers. Les aubracs figurent parmi les catégories les plus haussières, notamment sous les 350-450kg, à près de 5,80€/kg de moyenne.
Les croisements salers-charolais atteignent quant à eux 5,69 €/kg de moyenne sur l’année.
Autre illustration de cette progression sur les marchés : les veaux naissants enregistrent un niveau inédit, avec plus de 2100 veaux croisés de plus de 70kg échangés jusqu’à 910€, un record jamais atteint jusque-là.
Des indicateurs favorables pour l’avenir à Mauriac
La tendance semble d’ailleurs se confirmer sur le début d’année 2026.
Avec déjà plus de 13 000 animaux apportés et un taux de vente supérieur à celui observé à la même période l’an dernier, les indicateurs restent favorables malgré une vigilance maintenue sur le volet sanitaire.
Ces résultats permettent toutefois de préparer l’avenir.
Après 160000€ investis récemment dans la modernisation du site, dont une centrale photovoltaïque en autoconsommation générant déjà des économies d’énergie, un programme de près de 800000€ est désormais à l’étude par la SAS sur la période 2026-2028(1).
Objectif : "améliorer à la fois les conditions de travail et le bien-être animal" avec une profonde rénovation des parcs acheteurs : nouveaux quais de chargement, circulation plus fluide, ventilation renforcée, tapis de sols en caoutchouc, espaces de contention ou encore systèmes d’abreuvement modernisés.
Une ambition rendue possible car « le modèle fonctionne », comme le résume le président.
Une dynamique qui confirme le poids pris par Mauriac, devenu le quatrième marché français des broutards et le cinquième pour les gros bovins maigres.
(1) 25 % de subventions Europe, MSA, etc. sont espérés.
Plus de 210 000 € redistribués aux utilisateurs du cadran
Avec 1,1M€ de chiffre d'affaires, soit +37%, sur 51M€ de marchandise échangée, les bons résultats de l’exercice bénéficient aussi directement aux utilisateurs du cadran.
Entre la baisse des frais décidée l’an dernier, les remises accordées aux vendeurs et acheteurs ainsi que les mesures en faveur des jeunes installés, la SAS a consenti un effort global de plus de 210000€.
Au total, 352 vendeurs ont bénéficié d’une remise représentant plus de 90000€, tandis que 47 acheteurs ont reçu près de 58000€.
Les nouveaux installés profitent également d’une exonération totale des frais de marché durant leur première année d’activité. Une manière, pour les responsables, de faire profiter la profession des résultats enregistrés par le marché au cadran.
Une nouvelle station de lavage inaugurée avant de futurs investissements
Inaugurée le même jour que l’assemblée générale de la SAS du marché au cadran de Mauriac, la nouvelle station de lavage constitue l’un des investissements majeurs engagés sur la structure.
Porté par le syndicat mixte, le projet représente plus de 500 000 €.
L’objectif était d’abord réglementaire : mettre les installations en conformité avec les exigences sanitaires et les contraintes de rejet vers le réseau d’assainissement.
Les équipements doivent également renforcer la sécurité biologique sur un site où les flux d’animaux restent importants.
"C’est un grand pas de fait, souligne Cyrille Rollin, président du syndicat mixte. "Même si cela a été long et complexe, cela nous permet de repartir sur une autre dynamique et d’envisager d’autres projets."
Au-delà de l’aspect technique, les responsables rappellent aussi que la réussite de l’équipement passera par son entretien : "C’est neuf, c’est coûteux, il faudra en prendre soin", adresse le président de la SAS à l’attention des usagers.
Ce chantier s’inscrit aussi dans une réflexion plus large sur l’avenir du site
Ce même vendredi 26 juin, le renouvellement de la délégation de service public pour une durée de 15 ans a été officiellement signé en public par les deux présidents, répondant à une demande formulée par les équipes de la SAS afin d’obtenir davantage de visibilité.
Ceci fait, le syndicat va engager de nouveaux investissements autour du restaurant ou encore d’un futur pôle de services agricoles regroupant différents partenaires. Un "tiers lieu agricole" sur lequel l’antenne de la Chambre d’agriculture est espérée pour servir d’impulsion à d’autres.
"Nous sommes là pour mettre un outil à disposition de la profession et donner de la sérénité", résume le président du syndicat mixte.