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Accompagner les projets autour des énergies renouvelables

Michel Leblay président de la FRSEA Auvergne explique le projet «Agréole» autour des énergies renouvelables, et plus particulièrement le photovoltaïque. Parce que ces projets représentent une réelle opportunité de diversification pour les agriculteurs de nos zones, le syndicalisme s'est penché sur cette idée depuis 3 ans. Avec "Agréole, la FRSEA et ses partenaires veulent apporter leur aide aux agriculteurs face à la complexité d'un tel investissement.

Le photovoltaïque, une opportunité ?
Le photovoltaïque, une opportunité ?
© HLP

On parle beaucoup actuellement d’énergies renouvelables. Dans quels types de projets, les agriculteurs peuvent-ils être intéressés ?
Michel Leblay : «En terme d’énergies renouvelables, les agriculteurs sont au premier plan. Sur quels projets ? Le bois bien sûr et les exemples ne manquent pas. Mais le photovoltaïque, depuis quelques années très courtisé par de nombreuses entreprises sur le département et ailleurs, semble être une opportunité intéressante pour les agriculteurs en particulier, mais aussi pour tous les ruraux».

La FRSEA Auvergne s’est penchée sur ce dossier du photovoltaïque. Pourquoi ?
M.L. : «Oui, nous avons engagé une réflexion sur ce dossier depuis 3 ans, au moment où plusieurs opérateurs commençaient à tourner sur le territoire. Nous étions dans la même configuration que l’éolien. Le développement de ces énergies génère de l’économie et ce de façon importante. Nous voulons garder sur le territoire auvergnat et en particulier les territoires ruraux, la plus grande partie de la valeur ajoutée engendrée.
Le fondement du syndicalisme est de défendre les agriculteurs. Il est donc de notre rôle de nous impliquer dans de tels projets, qui sont des voies de diversification, pour permettre aux agriculteurs d’en garder la maîtrise et les fonds. On a laissé les rênes à d’autres, dans certains domaines - je pense en particulier à la commercialisation de nos produits - ne faisons pas, avec les énergies renouvelables, la même erreur. Organisons-nous».

Alors justement, comment vous êtes vous organisés dans ce projet autour du photovoltaïque ?
M.L. : «Nous avons créé deux outils pour nous organiser. Le premier, «Agréole», est une structure qui permettra à tous les agriculteurs, mais plus largement tous les auvergnats, d’investir dans un projet lié aux énergies renouvelables ; le projet ne se limite pas au photovoltaïque. Chacun pourra souscrire sur le plan régional ou départemental, sur un projet chez lui ou ailleurs… L’objectif est de mettre face à face les besoins de financement avec des apports financiers.
Le deuxième outil est une société de services appelée «Agréole développement», qui a pour objet de mettre à disposition les compétences nécessaires pour l’élaboration concrète de projets photovoltaïques. Ces compétences, nous FRSEA, nous ne les avons pas… C’est pourquoi, nous travaillons en partenariat avec les OPA, des bureaux d’études, des opérateurs… chez qui nous allons chercher des appuis techniques, économiques, fiscaux… Cette société va faire le lien entre toutes ces structures et avec EDF et ERDF. Nous proposerons ainsi d’avoir une logique d’étude objective à tous les échelons du projet.
Avec «Agréole» et «Agréole développement», la FRSEA et ses partenaires veulent apporter une aide aux agriculteurs ou aux ruraux qui se lancent dans un tel projet particulièrement complexe, et nécessitant un investissement important. Une initiative fédératrice autour d’une opportunité de diversification pour les agriculteurs et leurs voisins».

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