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La DDAF sur Internet
40 000 dossiers en ligne

Consulter son dossier depuis chez soi, sans avoir à se déplacer : voilà ce que propose Aïda, le nouveau service de la DDAF. Tous les agriculteurs équipés d´un ordinateur et d´une connexion à Internet sauront en deux ou trois "clics" à combien ils peuvent prétendre et si la mise en paiement est effective.

© Ville de Mende
Les 40 000 dossiers d´aides que la DDAF traite chaque année sont désormais accessibles sur Internet. Grâce à un système de mots de passe et de codes secrets, la connexion sécurisée reste confidentielle. C´est ce qu´on appelle l´Extranet, consultable depuis son propre poste comme depuis les accès communaux du plan Cybercantal. C´est une première que partage le Cantal avec la Creuse et la Haute-Vienne. Ce n´est pas à proprement parler une expérience, puisqu´il est déjà sûr que ce principe s´étendra tôt ou tard à l´ensemble des départements français.Le principe, imaginé dès 1997, est désormais opérationnel : l´internaute doit d´abord décliner son identité. Sous 10 jours, il reçoit par courrier un code secret lui permettant d´accéder à volonté à l´ensemble de ses dossiers d´aides depuis un micro-ordinateur en se connectant sur Aïda (Accès aux informations des dossiers des agriculteurs) en tapant http://ddaf.cantal.agriculture.gouv.fr. Dès lors, il s´informe sur la réglementation et consulte son propre dossier : a-t-il bien été reçu, où en est son traitement, sa mise en paiement, etc. Chacun peut également consulter l´historique de chacun de ses dossiers.Gagnant-gagnantLes services de l´Etat insistent sur la simplicité d´utilisation et la confidentialité des données. En outre, si l´utilisateur a une question précise à formuler, il peut le faire par courrier électronique, en s´adressant directement aux "personnes ressources" pour chaque aide, ainsi qu´à la boite aux lettres spécifiquement destinée à recevoir questions et remarques. "Voilà qui va permettre de gagner du temps", estime le directeur départemental de l´Agriculture et de la forêt. "Car ce n´est pas un gadget", martèle Patrick Peirani. "C´est une démarche qui s´inscrit dans une stratégie gagnant-gagnant. Elle évite des déplacements fastidieux pour un agriculteur qui réside loin d´Aurillac, d´autant que les informations en ligne sont parfaitement fiables. Parallèlement, elle permet à nos agents de libérer davantage de temps pour se concentrer sur les dossiers les plus difficiles". Et ce n´est qu´un début. Aïda se veut une passerelle avant la télétransmission de données. En clair, si actuellement l´agriculteur peut consulter son dossier, il ne peut pas directement intervenir dessus. Inversement, à l´avenir, c´est lui qui renseignera les services en remplissant directement son formulaire accessible en ligne.Vers la déclaration en ligneUne fois encore, le Cantal fera figure de pionnier, en proposant dès cette année de remplir sa déclaration de surface via Internet, au cours du mois d´avril. Pour cette première expérience, 500 dossiers pourraient profiter de cette saisie directe. Une procédure "simplifiée, plus rapide et plus sûre", promet Michel Toyre de la DDAF. En effet, contrairement à l´habituel formulaire papier, les erreurs ou oublis sont facilement et immédiatement détectés. Néanmoins, le préfet, Philippe Rey, admet qu´il faudra à présent compter sur "un fort investissement intellectuel". Pour aider à vulgariser ces nouveaux outils que sont le service Aïda et les téléprocédures, les services départementaux savent qu´ils devront s´appuyer sur un réseau suffisamment développé d´agriculteurs connectés. "Le contexte actuel de développement de l´informatique dans le domaine agricole rend la démarche particulièrement pertinente", souligne la préfecture. Pour mémoire, l´opération Clic-agri a justement été mise en place par la profession pour faciliter et accompagner l´équipement des exploitations. Pour plus d´informations, consultez L´Union agricole et rurale du 5 mars 2003.

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