Aller au contenu principal

3ème Fête de la moisson du Petit Epeautre du Velay

Samedi 5 juillet, venez célébrer cette céréale ancienne pleine d'atouts qui connaît une renaissance dans notre département.

Depuis 3 ans, l'Association du Petit Épeautre du Velay célèbre les moissons. Elle vous donne rendez-vous ce samedi 5 juillet de 8h à 12h, place du Martouret (esplanade de la mairie) au Puy-en-Velay pour une matinée animée autour de cette céréale. 

Au programme de cette matinée, des animations gratuites : Découverte et dégustation du petit Épeautre du Velay (en salade et en gratinette) ; Distribution de ballons ; Tombola ; Présence de la mascotte du petit épeautre.

 

Une céréale qui connait un renouveau bien mérité

L’histoire du Petit Épeautre du Velay, c’est l’histoire d’une renaissance. Le Triticum monococcum, comme l’appellent les scientifiques, est une céréale de la famille des graminées. Ancêtre du blé, c’est l’une des plus anciennes céréales cultivées et consommées par l’Homme : on la cultivait dans le sud de la France il y a 10 000 ans.

Même terroir que la Lentille Verte du Puy A.O.P

À cause de la concurrence du blé, qui offre un rendement supérieur, le petit épeautre a longtemps été délaissé. Aujourd’hui, il connait en France un renouveau bien mérité. Il est cultivé par les agriculteurs du bassin du Puy-en-Velay (Haute-Loire). Il pousse sur le même terroir que la Lentille verte du Puy A.O.P. : la terre volcanique des hauts plateaux du Velay, à plus de 800 mètres d’altitude, qui confère à la graine une enveloppe ferme et riche en nutriments.

Le Petit Épeautre du Velay possède un léger goût de noisette qui plait aux petits comme aux grands. On dit de lui qu’il a « de la mâche » : à la fois croquant et fondant, il tient en bouche. Cette consistance lui confère une véritable spécificité et un raffinement, qui lui permet de se démarquer des autres céréales. Il peut remplacer idéalement le riz, le blé et l’orge dans de nombreuses préparations chaudes et froides. 

300 producteurs

Rassasiant et digeste, il a également pour avantage d’être économique : deux ou trois euros suffisent pour cuisiner un plat pour quatre personnes. 

Le groupement d’agriculteurs qui le cultive dans une démarche d’agriculture durable et raisonnée compte un peu plus de 300 producteurs. L’association les aident à mettre en lumière cette céréale rustique qui n’a jamais subi de modification génétique et à préserver leur savoir-faire ancestral.

Riche en nutriments essentiels et en protéines végétales

Le Petit Épeautre du Velay est une céréale brute, naturelle et non transformée. Il est l’allié d’une alimentation riche en végétaux. Cette céréale riche en fibres offre des protéines de haute qualité, qui contiennent les huit acides aminés essentiels. 

100 grammes de Petit Épeautre du Velay cuit fournissent 15 % des besoins quotidiens en protéines et plus de 30 % des besoins en fibres. Cultivé sur les terres volcaniques d’Auvergne, le Petit Épeautre du Velay contient des minéraux et oligoéléments. Une assiette de 100 grammes de Petit Épeautre du Velay cuit offre 30 % des besoins quotidiens en magnésium, 50 % des besoins en phosphore, et 100% des besoins en fer. Côté vitamines, le Petit Épeautre du Velay fait là aussi très fort : il apporte des vitamines du groupe B et de la vitamine E. Il a enfin pour avantage de contenir seulement 7 % de gluten : mieux assimilé par l’organisme que le blé, il répond donc aux besoins des personnes sensibles au gluten.

Une culture durable

Le Petit Épeautre du Velay est cultivé en France de façon durable. Il est planté en première paille après la Lentille verte du Puy A.O.P.. La paille est ensuite réutilisée, pour créer un cercle vertueux. Associer une céréale à une légumineuse permet d’assurer une rotation bénéfique pour les terres. La lentille fixant naturellement l’azote, elle prépare le sol pour la culture du Petit Épeautre du Velay. 

La robustesse du petit épeautre en fait une céréale écologique : sa culture ne nécessite aucun apport d’eau supplémentaire. Son pouvoir recouvrant élimine les mauvaises herbes envahissantes, ce qui permet de ne pas avoir recours aux pesticides. De plus, comme les terres volcaniques d’Auvergne sont naturellement fertiles, le Petit Épeautre du Velay n’a pas besoin d’engrais. 

Peu intensif, ce mode d’agriculture paysanne respecte le rythme de la terre, la biodiversité et les écosystèmes. Par ailleurs, consommer du Petit Épeautre du Velay permet de lutter contre le gaspillage alimentaire. Comme les autres céréales et les légumineuses, il se conserve sans problème pendant plusieurs années dans les silos ou les placards : le gâchis est négligeable.

 

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière