Aller au contenu principal

MARAÎCHAGE
2ème édition du salon régional du maraîchage

"Semeurs de Bio", le salon professionnel de la production légumière, fruitière et des plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), aura lieu le 27 septembre prochain à Lempdes sur le site du lycée de Marmilhat.

Nathanaël Jacquart, maraîcher bio à Luzillat attend beaucoup du salon pour répondre à certaines impasses matériels.
Nathanaël Jacquart, maraîcher bio à Luzillat attend beaucoup du salon pour répondre à certaines impasses matériels.
© M. Comte

Le salon professionnel de la production légumière, fruitière et PPAM (plantes à parfum, aromatiques et médicinales) bio en Auvergne, baptisé « Semeur de Bio », revient le 27 septembre sur le site de Marmilhat à Lempdes dans le Puy-de-Dôme. Organisé par la FRAB AuRA (Fédération Régionale d’Agriculture Biologique AuRA), les entreprises MonJardin et Naturalis, la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme et l’EPLEFPA de Marmilhat, ce salon 100% professionnel s’adresse à tous les producteurs, aux porteurs de projets, aux agriculteurs souhaitant diversifier leur production, aux personnes souhaitant s’installer, aux étudiants et apprentis du monde agricole.

L'Auvergne "désert technologique"

Associant un grand nombre de partenaires, ce salon a pour objectif de réunir sur un même site un ensemble d’acteurs de la profession agricole pour répondre aux questions et besoins du public ciblé.
Ce salon est d'ailleurs né de la difficulté pour ces professionnels auvergnats de se fournir en matériels et semences spécifiques ou encore de s'informer sur les pratiques innovantes.
"Historiquement, l'Auvergne n'est pas une terre de production légumière. Lorsque nous avons besoin de matériel ou simplement de consommables (bâches...), les fournisseurs les plus proches viennent du Rhône et nous n'avons guère le choix" explique Nathanaël Jacquart. Maraîcher bio installé à Luzillat depuis plus de 10 ans, il est persuadé que cet isolement "technologique" ralentit le développement de la production et surtout l'adaptation des pratiques au changement climatique. "Nous avons beaucoup de difficultés pour des petits projets, à avoir du conseil de la part de technico-commerciaux et encore davantage à avoir un conseil adapté au contexte pédoclimatique auvergnat."
Nathanaël prend pour exemple son projet d'ombrage sur un hectare de surface légumière. La pratique consistant à étendre des filets à la maille plus ou moins serrée pour réduire l'ensoleillement, est courante en Espagne et commence à s'importer dans le sud de la France. " L'ampleur de mon projet a permis de faire venir les techniciens de la société espagnole mais ils étaient face à un contexte de mi-montagne inédit pour eux. Ils n'avaient aucune donnée sur lesquelles s'appuyer. J'ai été contraint de suivre mon instinct et de choisir du matériel contraire à leurs recommandations." Son choix s'est avéré fort heureusement salutaire cette année mais la prise de risque financière du maraîcher, n'en demeure pas moins importante.

Ouvert aux bio et aux conventionnels

Le salon "Semeurs de Bio" est donc l'opportunité de "montrer aux entreprises spécialisées la force vive de la production auvergnate" et "leur donner envie de s'intéresser davantage aux spécificités de notre territoire" explique Alexandre Barrier-Guillot, conseiller en maraîchage à la FRAB Auvergne.
L'évènement vise également à sensibiliser les producteurs à adopter des pratiques issues de l’agriculture biologique, à envisager la conversion à la bio ou bien à diversifier leur production. "Le salon est ouvert à tous, producteurs biologiques et conventionnels puisque le matériel ou certaines problématiques ne sont pas réservés à un type de production" ajoute le conseiller.
Des problématiques de l’installation, du foncier, du travail collectif en passant par la transformation, la commercialisation et les techniques de production ou encore l'automatisation de l'irrigation et le stockage de l'eau de pluie : ce salon vise à apporter des réponses à tous.

 

Les plus lus

Deux personnes portent un plat de charcuterie.
Restaurant du col de Serre : “Vivre l’endroit” pour Manon et Pascal

Le restaurant du col de Serre est à nouveau ouvert depuis début décembre. À sa tête, Manon Pissavy et Pascal Dhennin veulent s…

La région Auvergne-Rhône-Alpes subventionne les investissements dans les bâtiments d'élevage.
Plan bâtiment d'élevage en Auvergne-Rhône-Alpes : réouverture de l'appel à projet en février 2026

Les bâtiments d’élevage ainsi que leurs équipements inhérents peuvent bénéficier d'aides spécifiques dans le cadre du Feader…

Aurillac : Hadrien Passenaud ouvre son cabinet vétérinaire à La Ponétie

Originaire de Saint-Illide, salarié plusieurs années dans une clinique aurillacoise, Hadrien Passenaud a fait le choix de s’…

veaux laitiers.
Comment développer l'engraissement des veaux laitiers en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Afin de mieux caractériser les pratiques d’engraissement des veaux laitiers à l’échelle régionale, les éleveurs sont invités à…

Un train de nuit en gare.
La CGT dénonce “une situation catastrophique” du train de nuit Aurillac-Paris

La situation du train de nuit déraille depuis le début du mois de décembre.

Rats taupiers : activité saisonnière ou futur rebond ?

Les campagnols terrestres sont plus actifs cet automne dans le Cantal, même masqués par les taupes ou l’herbe restée haute. …

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière