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24 juin, la mobilisation a payé : des avancées ont été obtenues dans la loi d’avenir

éditorial de Christian Peyronny

Président de l’UDSEA du Puy-de-Dôme
Président de l’UDSEA du Puy-de-Dôme
© Auvergne Agricole

Le 24 juin dernier, la FNSEA appelait à une mobilisation nationale contre l'empilement des contraintes. Devant l’ampleur de l’action de notre réseau sur le territoire : plus de 15 000 manifestants sur

85 départements et le relais médiatique qu’elle a suscité, le gouvernement a modifié ses positions.

Lors de la deuxième lecture à l'Assemblée Nationale du projet de loi d'avenir, le Gouvernement ou le Rapporteur ont déposé et fait voter des amendements sur lesquels notre réseau se bat depuis longtemps. La nouvelle version du projet de loi prévoit les avancées suivantes :

• les interpros pourront mesurer leur représentativité (nécessaire pour signer des accords), en se basant sur des réalités économiques et non sur le seul pluralisme syndical.

• la reconnaissance des actifs et la mise en œuvre du registre que nous réclamions, font leur entrée dans la loi.

• les compétences des SAFER seront élargies aux cessions de nue-propriété.

• et enfin et surtout, le gouvernement a déposé un amendement sur l'article 23 relatif à l'utilisation des phytosanitaires : l’interdiction de l'utilisation des phytosanitaires est exclue autour des zones bâties, et réaffirmée dans l'enceinte des lieux publics. L'amendement prévoit qu'à proximité des lieux publics (écoles, crèches, garderies, centres de loisirs, aires de jeux, centres de soin, hôpitaux et maisons de retraite), il convient de mettre en œuvre des mesures qui empêchent la dérive des produits, telles que haies, buses anti-dérives ou dates et horaires de traitement. C'est seulement dans le cas où ces mesures ne seraient pas mises en œuvre que les Préfets pourraient définir une distance minimale à respecter.

Beaucoup ont décrié notre action. Et ne soyons pas dupes, nos détracteurs se comptent aussi parmi les agriculteurs. Que dire de la Confédération paysanne qui, sous prétexte de défendre le bio, soutenait un projet de loi qui aurait interdit l’utilisation des produits phytopharmaceutiques homologués en agriculture biologique ? Si ce projet de loi était appliqué, en quelques années, sans moyens de lutte efficaces, l’agriculture aurait abandonné les champs à proximité des villes et des villages. Chardons, ambroisie et autres plantes envahissantes et allergisantes auraient vite remplacés les cultures et la vermine y aurait élu domicile.

Notre réseau peut être fier de son succès même si nous devons rester vigilants. Le vote en séance plénière de l'Assemblée Nationale a lieu cette semaine, avant la dernière lecture au Sénat en octobre.

Le combat est loin d’être terminé. Face aux absurdités que peuvent émettre nos dirigeants politiques, nous devons rester attentifs, déterminés et, si besoin, mobilisés pour être entendus.

L’UDSEA est à la disposition des agriculteurs qui veulent faire avancer les choses, pour ne pas continuer à subir !

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