Aller au contenu principal

Marchés agricoles
Nouveau contrat à terme sur les grains avec livraison physique à la bourse de Moscou

moscou
© Pink_colibri (Pixabay)

Le compartiment des marchés dérivés de la bourse de Moscou a lancé, lundi 21 décembre, un contrat à terme avec livraison physique sur les grains russes, et plus particulièrement sur le blé.

Ce nouvel instrument de gestion des risques de marché, développé depuis décembre 2019, remplace un ancien contrat de swap, clos plus tôt cette année. Il a été développé par la bourse de Moscou, en étroite collaboration avec la banque d’investissement d'Etat VTB Capital, qui agira également comme animateur du contrat sur le marché. Il est destiné à répondre à des besoins exprimés autant par les producteurs de grains, les transformateurs et les exportateurs que par des banques ou des courtiers et leurs clients, selon les promoteurs de cette initiative.

Concrètement, le contrat est coté en roubles par tonne. Chaque contrat pèse 25 t d’un blé de classe 4 (un taux de protéine minimum de 12,5 % et un taux d’humidité de 13 %). La livraison pourra se faire dans des silos situés dans la région de Voronej (entre Moscou et Volgograd, dans l’ouest du pays) avec des échéances en mars, septembre et décembre. Pour le démarrage des négociations, les silos de Rossoshansky et de Povorino (tous deux situés près de Voronej) seront aussi des silos agréés pour la livraison. D’autres silos pourraient recevoir un agrément à l’avenir.

Pour Igor Marich, le directeur des ventes et du développement de la bourse moscovite, il s’agit de créer un prix de référence pour le blé russe dans le pays. De son côté, Atanas Djumaliev, le responsable des matières premières chez VTB Capital, espère bien, à terme, attirer sur ce marché des opérateurs globaux et étrangers.

Par le passé, la bourse de Moscou avait déjà créé des instruments de produits dérivés, notamment sur la bourse de commerce nationale. Les grains servaient alors de sous-jacent pour des silos agréés dans le cadre d’opérations de swaps. Mais des vols de marchandises avaient mis à mal ce dispositif.

Pour VTB Capital, cette création d’outil pour intervenir sur les marchés à termes correspond à sa stratégie de plus en plus affirmée dans le domaine de la production agricole et de son aval.

Elle accompagne les décisions stratégiques du gouvernement russe dans le secteur des céréales et elle possède des participations dans des sociétés de commerce de grains, des silos, des ports et des entreprises de logistique.

Les plus lus

Canal Seine-Nord Europe : développer des plateformes multimodales compétitives pour concurrencer les ports du Nord de l’Europe

L’avancement concret des travaux du Canal Seine-Nord Europe et plus largement de la liaison Seine-Escaut étant entré dans une…

<em class="placeholder">champ de blé en Normandie, juin 2026</em>
Exportations des céréales françaises : stocks finaux en hausse mais bilan positif pour la campagne en 2025-2026

Avec dix mois de données collectées sur la campagne en cours, le bilan du Conseil spécialisé grandes cultures de FranceAgriMer…

<em class="placeholder">Production nationale d&#039;aliments composés (en tonnes)</em>
Alimentation animale : comment évoluent les fabrications en France entre mars 2025 et mars 2026 ?

Le tonnage d’aliments pour animaux produit en France a progressé en mars 2026 par rapport à février 2026 et mars…

<em class="placeholder">Chargement de 33 000 t d&#039;orge au Quai Lombard sur le Port Atlantique La Rochelle.</em>
Exportations des céréales françaises : une campagne 2025-2026 correcte et 2026-2027 prometteuse pour le port Atlantique La Rochelle

À l’occasion de la Bourse maritime agricole La Rochelle-Pallice, les acteurs du port ont dressé un premier bilan de la…

<em class="placeholder">navire à quai sur le port de la Rochelle.</em>
Sica Atlantique : des exportations céréalières tout juste satisfaisantes en 2025-2026

La campagne 2025-2026 se caractérise par un retour à la normale du niveau d’exportations céréalières pour Sica Atlantique,…

<em class="placeholder">Granulé d&#039;engrais.</em>
Des prix des engrais toujours soutenus par les contraintes d'offre, malgré une demande agricole en attente de visibilité

Entre avril et mai, le marché français des engrais est resté globalement ferme, malgré une légère détente en urée.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne