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Carburant : « On baisse de 5 à 10 % la consommation de GNR grâce à notre additif »
Alors que le coût des carburants flambe et que les normes antipollution se durcissent, la société Green&Safe propose un additif pour GNR et gasoil. Les performances sont certifiées par l’UTAC : à la clé 5 à 10 % d’économie de carburant. Explications avec Lionel BARNEOUD-ROUSSET, président et fondateur de Green&Safe.
Alors que le coût des carburants flambe et que les normes antipollution se durcissent, la société Green&Safe propose un additif pour GNR et gasoil. Les performances sont certifiées par l’UTAC : à la clé 5 à 10 % d’économie de carburant. Explications avec Lionel BARNEOUD-ROUSSET, président et fondateur de Green&Safe.
Lionel BARNEOUD-ROUSSET, vous avez commencé par être distributeur de carburant. Comment en êtes-vous venu à concevoir vos propres additifs ?
Lionel BARNEOUD-ROUSSET : Tout a commencé vers 2008-2009. En tant que distributeur dans les Alpes, nous avons vu la technologie des moteurs faire un bond en avant avec les injections haute pression. Parallèlement, la qualité du produit en cuve devenait une source de problèmes récurrents, aggravés par le froid et une certaine négligence dans l'entretien des stockages. Nous utilisions des additifs de grands pétroliers, mais les résultats sur le terrain n'étaient pas satisfaisants. Également propriétaire d'engins de travaux publics, nous avons commencé à tester nos propres formulations pour rendre le carburant moins énergivore et limiter les pannes.
Le marché de l'additif souffre parfois d'une image de « produit miracle » sans preuves. Comment vous en distinguez-vous ?
Grâce à des protocoles scientifiques. Nous ne voulions pas que notre additif soit une affaire de « croyance », mais de faits. En 2014, puis en 2021, nous avons soumis notre formulation Green&Safe G&S Diesel à l'UTAC pour des tests rigoureux. Le protocole, qui coûte plus de 100 000 €, prévoit 14 passages au banc et un roulage de 15 000 km. Nous sommes les seuls à avoir validé la fiche standardisée TRA-EQ-119, qui exige une baisse de consommation d'au moins 3 % tout en restant neutre ou positif sur les émissions polluantes. Le rapport UTAC (réf. 21/03762_rev2) montre pour notre produit une baisse de consommation de 5 % sur les poids lourds et une réduction spectaculaire des 5 polluants les plus nocifs : -13,43 % de CO, -11,12 % de particules, -7,66 % de Nox, -37,60% THC et – 4,73% de CO2.
Les chiffres clés du rapport UTAC
Consommation de carburant : -5 % (base poids lourd, supérieur en usage agricole).
Émissions de CO2 : -4,73 %.
Particules fines : -11,12 %.
Monoxyde de carbone (CO) : -13,43 %.
Oxydes d'azote (NOx) : -7,66 %.
Hydrocarbures imbrûlés (THC) : -37,60 %.
Vous avez des résultats officiels pour les poids lourds, mais qu’en est-il pour les engins agricoles : tracteurs, ensileuses, moissonneuse-batteuse ? Quels gains peut attendre un agriculteur ?
Ils sont encore supérieurs aux 5 % mesurés sur les camions. Tout dépend du taux de charge moteur. Un poids lourd est à pleine charge environ 15 à 20 % du temps. Un matériel agricole, lui, l'est environ 33 % du temps. Lors de tests réalisés avec la FD CUMA de l'Ain sur un banc freiné, nous avons mesuré des baisses de consommation dépassant les 10 % en conditions réelles de travaux (protocole de 4 mois). Sur des ensileuses ou des dameuses en station, certains utilisateurs atteignent même des gains plus importants en pleine charge.
Comment l’investissement dans votre additif se rentabilise-t-il ?
Économiquement, le ratio est simple : pour 1 € investi dans l'additif, l'agriculteur en récupère au moins 3 grâce à l'économie de carburant.
Les moteurs modernes sont parfois sensibles avec les problématiques d’AdBlue et de filtre à particule. En cas de casse moteur, l’usage d’un additif peut-il faire sauter la garantie constructrice ?
C'est une crainte légitime. Un constructeur ne peut dénoncer une garantie que s'il prouve que le produit a causé un dommage. En plus de notre rapport UTAC positif, nous affichons une attestation « zéro sinistre » auprès d'AXA depuis 2011, alors que nous additivons 600 millions de litres par an.
Au-delà des questions de garantie, y-a-t-il un risque de vieillissement du moteur avec l’utilisation de votre additif ?
Non, au contraire, notre additif protège le moteur. Contrairement à d'autres produits du marché, il ne contient pas de ferrocène, un composé ferreux qui augmente la masse de particules et colmate les FAP. En réduisant les émissions à la source, comme le prouve le rapport UTAC, on limite l'encrassement des systèmes de post-traitement.
L’additif Green&Safe a aussi un pouvoir lubrifiant. C’est crucial pour les pompes à injection. Notre produit, grâce à sa base d'alcools, agit comme un désinfectant naturel. Il prévient le développement microbien sans les effets pervers des biocides classiques, auxquels les bactéries finissent par s'adapter.
De nombreuses références existent sur le marché, et des agriculteurs ont pu rencontrer des difficultés. Comment choisir son additif ?
Les agriculteurs doivent savoir qu’une simple conformité à la « norme gazole » d’un additif, ne garantit pas le comportement du produit sur le long terme. Un rapport UTAC est comparable à un contrôle technique, pour l'additif.
Comment les agriculteurs peuvent-ils se procurer vos produits ?
Nous travaillons principalement avec 700 distributeurs de carburant en France. Le plus simple pour un agriculteur est de demander à son fournisseur habituel s'il utilise l'additif Green&Safe. Le distributeur est le premier garant de la qualité. Cependant, pour les gros consommateurs comme les ETA, il est aussi possible de nous contacter directement pour commander des fûts et additiver soi-même à raison d'un litre pour 1000 litres de GNR.
Pour le transport routier, votre additif bénéficie des certificats d’énergie CEE. Qu’en est-il dans le secteur agricole ?
C'est notre grand combat. Si notre additif est éligible aux CEE pour le transport routier, l'administration refuse encore de créer une fiche spécifique pour l'agriculture, sous prétexte que nous sommes les seuls à avoir réussi les tests. Nous avons interpellé plusieurs ministres pour que les agriculteurs puissent bénéficier de ces aides, ce qui financerait un tiers du coût de l'additif. En attendant, l'intérêt économique direct et la réduction de la maintenance restent les meilleurs arguments pour passer au carburant additivé de manière professionnelle.
Le rôle des tests prépondérant de l’UTAC
UTAC (Union Technique de l'Automobile, du Motocycle et du Cycle) est un groupe français majeur spécialisé dans l'ingénierie, les tests, la certification et l'homologation de véhicules et de mobilités. UTAC dispose de moyens spécifiques pour tester les additifs pour carburants, principalement au sein de son Laboratoire de Chimie et Matériaux. Grâce aux bancs moteurs, l'impact sur les émissions polluantes (NOx, CO, HC, particules) est mesuré, ainsi que la consommation de carburant.