VIDEO. « Aujourd’hui, on apporte la bonne dose au bon endroit » : comment Farmstar aide les céréaliers à piloter leur fertilisation azotée
Hausse du coût des engrais, recherche de protéines en blé, exigences environnementales… Les attentes autour du pilotage de l’azote n’ont jamais été aussi fortes. Depuis plus de 25 ans, l’OAD Farmstar accompagne les agriculteurs dans leurs décisions autour de la fertilisation. Sur le terrain, utilisateurs et technico-commerciaux témoignent des bénéfices qu’ils en tirent, de la préparation de leur campagne à la modulation intra-parcellaire.
Hausse du coût des engrais, recherche de protéines en blé, exigences environnementales… Les attentes autour du pilotage de l’azote n’ont jamais été aussi fortes. Depuis plus de 25 ans, l’OAD Farmstar accompagne les agriculteurs dans leurs décisions autour de la fertilisation. Sur le terrain, utilisateurs et technico-commerciaux témoignent des bénéfices qu’ils en tirent, de la préparation de leur campagne à la modulation intra-parcellaire.
« Aujourd’hui, chaque unité d’azote compte »
De nombreux céréaliers partagent le même constat. Après plusieurs campagnes marquées par la hausse du prix des engrais, la gestion de la fertilisation est devenue l’un des principaux leviers de compétitivité des exploitations. L’objectif n’est plus seulement de produire davantage, mais de produire juste.
Agriculteur à Angerville et utilisateur de Farmstar depuis une quinzaine d’années, François Paquin explique avoir progressivement changé sa façon de raisonner ses apports :
« Farmstar me permet de piloter les doses d’engrais, d’aller chercher des points de marge, à l’heure où la maîtrise des coûts est essentielle. »
Selon Pierre Delamare, technico-commercial au sein de la coopérative Noriap, il est essentiel d’accompagner les exploitants dans l’utilisation de l’outil car le retour est rapidement mesurable :
« Sur une moyenne de cinq ans, Farmstar permet un gain d’environ 40 €/ha pour l’agriculteur. »
Une recommandation tout au long de la campagne
Contrairement à l’idée que l’on peut en avoir, le conseil Farmstar ne se limite pas à une image satellite reçue au printemps.Le travail débute dès l’hiver avec la collecte des informations agronomiques : variété, précédent cultural, densité de semis, potentiel de rendement… qui permettront d’établir la dose bilan et de préparer les futurs conseils.
Au printemps viennent ensuite les différentes étapes du pilotage avec d’abord la dose bilan, le risque de verse et enfin la dose prévisionnelle du dernier apport, qui permet d’apporter la bonne quantité d’azote au bon endroit.
Comme nous l’explique François, l’échange entre le conseiller et l’agriculteur reste au cœur de la démarche :
« Lorsqu’on reçoit les conseils, il y a toujours une discussion avec le technicien. On regarde ce que le modèle a pris en compte, la météo annoncée, et on adapte la stratégie. C’est comme ça qu’on utilise l’OAD au mieux de ce qu’il peut nous apporter. »
Une plateforme pensée pour le terrain
Pour les utilisateurs de l’outil, l’un des atouts de Farmstar réside aussi dans sa simplicité de compréhension et d’utilisation. Un autre agriculteur utilisateur, Frédéric Malo, témoigne de cet avantage :
« C’est une plateforme que l’on peut utiliser de n’importe où. La prise en main est extrêmement simple. »
Après connexion, les utilisateurs y retrouvent l’ensemble des conseils disponibles pour leur exploitation avec, pour chaque parcelle, la dose d’azote recommandée par Farmstar. Au-delà de la dose moyenne, on retrouve également la quantité d’azote à apporter en fonction des différentes zones de la parcelle, selon son hétérogénéité.
Cela permet d’avoir une vue très claire des écarts de besoin en azote entre les différents endroits dans la parcelle. Ceci est une illustration concrète de l’intérêt de la modulation intra-parcellaire et montre qu’il vaut mieux adapter les apports à la variabilité de la parcelle plutôt que de la considérer comme homogène.
« Il peut y avoir 20 % de la parcelle où il faut apporter 50 unités d’azote… et 30 % où il n’en faut aucune. »
Rendement oui, mais aussi protéines
Au-delà des économies d’engrais, les utilisateurs mettent en avant les effets sur la performance des cultures.Dans les essais conduits pendant 5 années par la coopérative Noriap, les gains observés atteignent entre 1 et 4 quintaux par hectare selon les années et les situations, mais c’est souvent la qualité qui retient l’attention.
Dans certaines régions, améliorer le taux de protéine et répondre aux exigences des minimums requis peut se révéler être un véritable défi. L’outil est donc pertinent pour les distributeurs qui cherchent à atteindre des niveaux de protéines exigés par certains contrats et filières, et ainsi assurer la valorisation économique des récoltes :
« Farmstar me permet de gagner entre 0,3 et 0,5 point de protéine. C’est essentiel pour dépasser les minimums requis et permettre à la coopérative de se positionner sur certains marchés à l’export. »
Pour pousser les bénéfices de Farmstar encore plus loin, certains utilisateurs comme Frédéric Malo, adoptent la stratégie de mettre de côté quelques unités afin de faire un quatrième apport quelques semaines après le troisième. L’idée est ainsi d’optimiser le rendement mais aussi le taux de protéine.
Lire aussi : Fertilisation azotée : quels sont les intérêts du pilotage du dernier apport ?
« On garde une quarantaine d’unités pour réaliser un quatrième apport deux à trois semaines après le troisième. L’objectif est de travailler au mieux le taux de protéine. »
La modulation, aboutissement du pilotage
Pour le technico-commercial, l’évolution récente de la plateforme Farmstar et la technologie de modulation marque une nouvelle étape. En quelques clics, agriculteurs et techniciens peuvent générer des cartes de modulation pour chaque parcelle, télécharger le fichier, puis le transférer directement dans la console de l’épandeur.
« La modulation est l’aboutissement de l’outil. Aujourd’hui, on peut moduler l’azote en intra-parcellaire et apporter la bonne dose au bon endroit. »
Au-delà du rendement, cette précision permet d’homogénéiser les peuplements, de limiter les excès d’azote et de mieux valoriser chaque unité fertilisante.
Les utilisateurs citent plusieurs bénéfices récurrents :
- une meilleure homogénéité des parcelles
- une réduction des quantités d’azote apportées lorsque cela est possible ;
- un gain économique ;
- une traçabilité utile en cas de contrôle ;
- une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux.
Une technologie qui combine données satellitaires et expertise agronomique
Si Farmstar est utilisé depuis plus de vingt-cinq ans, c’est aussi parce que ses recommandations reposent sur plusieurs sources d’information complémentaires et de poids aux yeux des professionnels du monde agricole.
« L’outil est pertinent parce qu’il s’appuie à la fois sur l’expertise satellite d’Airbus et sur les données techniques et agronomiques d’Arvalis et de Terres Inovia. »
Propriétaire de sa propre constellation de 8 satellites, Airbus maîtrise l’ensemble de la chaîne Farmstar, de l’acquisition des images au traitement des données. Cette constellation agile donne la possibilité d’acquisitions quotidiennes, permettant ainsi de maximiser les images exploitables malgré les contraintes météorologiques et le suivi en continu du développement cultural.
Une combinaison entre observation satellite des cultures, modélisation agronomique et accompagnement humain qui permet aujourd’hui aux agriculteurs de sécuriser leurs décisions dans un contexte où chaque quintal, chaque point de protéine et chaque unité d’azote peuvent faire la différence.