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Côte d'or
« Nous achetons un tracteur neuf pour payer moins d’impôts et de MSA »

Un tracteur de 120 chevaux amorti sur 6 ans va être remplacé par son équivalent en neuf pour bénéficier d’une baisse des charges fiscales et sociales.

«Nous possédons quatre tracteurs », souligne l’éleveur de Côte-d’Or désireux de garder l’anonymat. L’exploitation est de type polyculture élevage. Sur 170 hectares de surface, 120 sont destinés aux cultures dont 50 en production fourragère (7 de maïs ensilage et 38 de prairies…). Le quota de 230000 litres de lait est produit par 35 vaches laitières. Le tracteur de ferme de 70 chevaux date de 1990 et ne va quasiment jamais au champs. Un second tracteur d’une puissance de 100 chevaux est équipé d’un chargeur. « Il nous sert à vider la stabulation, rentrer les balles rondes… » Un troisième de 110 chevaux a été acheté en 2005. Il est surtout utilisé pour les épandages d’engrais, et le passage d’outils comme la herse rotative… Un tracteur de 130 chevaux a été acheté en 2001 pour effectuer les gros travaux du sol. « Tous ces tracteurs fonctionnent environ 500 heures par an et ne sont donc pas sous utilisés », estime l’éleveur. Aucun travaux ne sont délégués à une entreprise ou à la Cuma. Le tracteur de 130 chevaux acheté en 2001 a été vendu en mai. Il sera remplacé en juillet « par un tracteur comparable en termes de puissance et d’option, précise l’éleveur. Mon objectif est de maintenir un bon niveau d’investissement et de profiter de l’exonération fiscale et sociale sur la plus-value dégagée lors de la vente. » L’ancien tracteur avait 3 000 heures au compteur et il était totalement amorti au bout de 6 ans. Par contre, il possède une valeur marchande non négligeable (40000 euros). Cette politique de renouvellement a été choisie après concertation avec l’expert comptable qui suit l’exploitation.

QUELQUE 27000 EUROS À FINANCER

« L’évolution en 2004 de la politique sur la fiscalité a relevé le plafond sur les exonérations des taxes sur les plus-values de 152600 à 250000 euros de chiffres d’affaires. Par conséquent nous avons modifié la stratégie de renouvellement du matériel », précise l’expert comptable. Le nouveau tracteur a été acheté 67000 euros et l’ancien revendu 40000 euros « alors que sur le plan comptable il ne vaut plus rien ». Il reste donc à financer 27000 euros. « Nous allons les retrouver très largement lors des six années d’amortissement parce qu’en achetant ce tracteur 67000 euros, nous avons baissé le revenu d’autant ». Selon les calculs de l’expert comptable, cette stratégie va permettre d’économiser 30845 euros de MSA et 11640 euros sur les impôts sur six ans, soit au total une économie de 42485 euros. « Nous économisons plus que les 27000 euros qu’il faut verser pour financer l’achat du nouveau tracteur. Par contre, il faut disposer de la somme. » Autre avantage : « dans six ans, ce tracteur aura une meilleure valeur de revente que celui que nous aurions éventuellement gardé six ans de plus ! ». Le tracteur sera amorti en dégressif « pour diminuer au maximum le niveau de notre revenu. » Sa valeur comptable baisse de 37,5 % la première année et des trois quarts au bout de trois ans. ■ F. M.

 

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