Aller au contenu principal

Le bouclage électronique des veaux bientôt obligatoire

Tous les veaux nés à partir du 1<sup>er</sup> juillet 2017 devront être identifiés avec une boucle électronique. Le texte devrait être signé prochainement par le ministre de l’Agriculture.

La mise en place du bouclage électronique est liée au déploiement de la dématérialisation des passeports bovins.
© DR

L’identification électronique de l’ensemble des bovins sera obligatoire à partir du 1er janvier 2022, mais dès le 1er juillet prochain pour les identifications à la naissance. Le projet d’arrêté a reçu un avis favorable de la section spécialisée du Cnopsav (commission consultative organisée par la DGAL) le 17 novembre dernier A CONFIRMER ; il doit encore être validé par le Cnopsav plénier en décembre à la suite de quoi le ministre devrait signer le texte avant la fin de l’année. Les EDE, qui ont en charge l’identification, ont en tout cas été avertis dès le mois de septembre de façon à optimiser la gestion des stocks de boucles classiques et les commandes de boucles électroniques.

« Ce dossier est étroitement lié à celui de la dématérialisation des passeports bovins et de l’Asda », explique Christine Marlin, animatrice de l’association Spie (1). Il n’est en effet pas question pour l’aval de la filière de dématérialiser les formes papier des passeports et de l’Asda sans mettre parallèlement en place l’identification électronique des animaux. Les boucles électroniques faciliteront, pour les opérateurs de l’aval, la transmission des données à la plateforme informatique qui centralisera toutes les informations.

En lien avec la dématérialisation des passeports bovins et des Asda

L’ensemble des acteurs de la filière bovine ont donné fin septembre leur accord pour le déploiement de la dématérialisation après la phase de tests (2). Mais en le conditionnant à un financement. Le ministère a promis un accompagnement financier, mais les premières propositions sur la table début novembre étaient très inférieures aux besoins. Le coût du bouclage électronique est estimé pour la première année à 8 millions d’euros (1 € de surcoût par boucle + infrastructures à mettre en place) et à 33 millions sur les quatre ans (bouclage des veaux et débouclage/rebouclage des bovins de plus de quatre ans). Quant au coût de la dématérialisation, il est lui estimé à 15 millions d’euros.

« Les négociations concernant le financement risquent de retarder la décision du déploiement de la dématérialisation. » Au plus tôt, elle se mettra en place courant 2019, ce qui correspond au délai nécessaire pour qu’une grande partie des animaux passant entre les mains de l’aval (veaux, bovins destinés à l’engraissement) soient bouclés électroniquement.

(1) Système professionnel information élevage. Il rassemble ((l’ensemble d)) les acteurs de la filière bovine pour mettre en œuvre la dématérialisation.(2) Par 100 éleveurs, deux marchés aux bestiaux, sept centres de rassemblement et cinq abattoirs.

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

<em class="placeholder">Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, sur son escalier fait maison</em>
Astuce d'éleveur : Une passerelle surélevée pour incorporer de l’eau dans la mélangeuse

Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, a bricolé un escalier et sa plateforme avec une arrivée d’eau pour pouvoir apporter, en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

<em class="placeholder">Bastien Charré à droite avec les deux salariés du Gaec, Baptiste (nom ?) et Charline Bonnevin</em>
« Avec mes salariés agricoles, nous cultivons une relation gagnant-gagnant », en Charente-Maritime

Le Gaec Le Grand Pré en Charente Maritime a basculé d’une ferme familiale à un fonctionnement patron-salariés : Bastien…

<em class="placeholder">Pierre Curfs et son fils</em>
« Allergique aux poils de vache, le robot de traite m’a permis de continuer le lait », dans la Marne

Pierre Curfs est éleveur de vaches laitières à Vienne-la-Ville, dans la Marne. Des problèmes de santé l’ont conduit à…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière