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Maïs
Vers un accord sur l’intervention

L’Union européenne serait parvenue à un compromis acceptable sur l’avenir de l’intervention maïs. Celle-ci serait finalement juste neutralisée

INTERVENTION. La présidence allemande de l’Union européenne semblerait être parvenue à un compromis acceptable par une majorité d’Etats membres sur l’avenir de l’intervention pour le maïs. Elle a proposé aux experts agricoles des Vingt-sept, de supprimer toute possibilité d’achat public pour cette céréale, d’ici à 2009, sans toutefois abolir ce mécanisme. Celui-ci pourrait être déclenché par la Commission de Bruxelles en cas de crise.

Le projet de suppression définitive serait abandonné

Le projet de suppression définitive de l’intervention sur le maïs, tel qu’il avait été présenté par la Commission européenne à la mi-décembre, aurait donc été abandonné par la présidence allemande. Celle-ci aurait ainsi trouvé une alternative tout aussi efficace, à et même, semble-t-il, de rassembler une majorité suffisante parmi les états membres. Lors des dernières discussions entre experts agricoles (CSA), le 26 mars, elle a suggéré un « atterrissage en douceur » en trois étapes de ce mécanisme et non plus deux comme précédemment. La décision formelle de supprimer les achats publics pour le maïs ne serait pas prise pour le moment. Elle ferait l’objet d’un examen, à l’occasion du bilan de santé prévu l’an prochain, dans le cadre d’un débat plus large sur les mécanismes de marché appliqués à l’ensemble des céréales.

Le mécanisme pourrait être rétabli en cas de “circonstances exceptionnelles”

En revanche, Berlin propose de plafonner l’intervention sur le maïs dès la campagne 2007/2008, de réduire ce seuil pour la campagne suivante et de le fixer à zéro en 2009/2010. De fait, le problème du gonflement des stocks de maïs dû à l’attractivité des achats publics dans les nouveaux pays membres de l’Union européenne serait ainsi réglé. Mais l’intervention ne serait pas définitivement enterrée. Elle pourrait encore jouer un rôle de “filet de sécurité” en cas de crise sur le marché. La Commission serait en mesure de proposer au Comité de gestion de rétablir momentanément l’intervention en cas de “circonstances exceptionnelles”.

L’Italie, les Pays-Bas, la Roumanie, la Suède, l’Espagne, le Portugal, la Finlande et Chypre sont favorables à cette proposition.

En revanche, la France, la Hongrie, la Bulgarie, l’Autriche, la République tchèque, la Grèce et l’Irlande s’y opposent. De plus, la Suède, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont fait valoir qu’un tel compromis constitue une limite à ce qu’ils sont en mesure d’accepter.

En tout état de cause, ce dernier compromis ne répond que partiellement aux craintes émises par les organisations agricoles européennes. Celles-ci ont alerté récemment la commissaire à l’agriculture Mariann Fischer-Bœl sur la nécessité de maintenir l’intervention en tant qu’ « outil de régulation des marchés » ou de « filet de sécurité » pour tous les producteurs de l’UE à 27. Les professionnels estiment que ce mécanisme peut être aménagé de façon à « régler les problèmes ». Ils plaident en faveur d’un plafonnement des achats publics à 2 % de la production européenne soit environ 1,4 million de tonnes et d’une réduction de la période d’ouverture de l’intervention de manière à éviter toute spéculation.

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