Unigrains – le Procès est ouvert
Henri de Benoist, ancien président d'Unigrains et de l'AGPB a ouvert le bal, le 1 er octobre du procès Unigrains, jugé par la 11 e chambre correctionnelle de Paris. Lors de son intervention comme « prévenu principal » devant le tribunal, il a rappelé que « chacune des décisions a été prise en accord avec les pouvoirs publics ». Il a expliqué « comprendre que ces pratiques puissent être discutées par d'autres syndicats » mais évoque la « cogestion historique » qui a prévalu à cette époque d'autant que l'« existence des autres syndicats était alors très limitée ». L'ancien directeur d'Unigrains Georges-Pierre Malpel a précisé qu'il avait à l'époque été « l'artisan » du « suivi et de l'exécution » des décisions tout en précisant qu'à « partir du rapport de la Cour des comptes, on a modifié les choses ». « Pour les agriculteurs, cette taxe parafiscale était clairement leur argent » a-t-il souligné. Appelés par la défense, le 3 octobre, trois anciens ministres se sont succédés (Henri Nallet, Alain Lamassoure et Michel Rocard) à la barre. Henri Nallet, ancien ministre de l'Agriculture de 1985 à 1986 dans le gouvernement Fabius, a insisté sur le fait que « cette cotisation pour la FNSEA, n'était pas un détournement de fonds mais le droit de se faire entendre » pour les associations de l'élevage, dans la grande maison. Pour l'ancien ministre, « sur toute la période que j'ai connue entre 1981 et 1990, il n'y a pas pu avoir de décision sans triple accord des professionnels, des ministères des Finances et de l'Agriculture ».