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COT'Hebdo Oléoprotéagineux et coproduits
Une semaine agitée qui se conclut par une baisse des prix en colza

L’évolution hebdomadaire des prix des oléagineux (colza, tournesol, soja), des protéagineux (pois, féverole), des coproduits de l’alimentation animale (tourteaux, issues de meunerie, coproduits de l’amidonnerie, coproduits laitiers, farine de poisson, produits déshydratés, pailles et fourrages) et des légumes secs sur le marché physique français entre le 4 et le 11 septembre 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.

Une semaine agitée qui se conclut par une baisse des prix en colza
© Généré par l'IA

La semaine du 4 au 11 septembre a été agitée sur les marchés des oléagineux, avec des hausses et des baisses à la fois sur les marchés à terme et sur les marchés physiques. Les variations de grands indicateurs, comme la chute des prix du pétrole après l’annonce de l’Opep d’une baisse de la consommation d’or noir en 2024 et en 2025 ou comme les difficiles conditions météorologiques dans les pays de production (ouragans aux États-Unis, retour des pluies en France sur des cultures ayant besoin de soleil) ont pesé sur la tendance.

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Les cours ont légèrement reculé sur les marchés du soja entre le 4 et le 11 septembre. Bien évidemment, le rapport du 12 septembre sur l’offre et la demande mondiales agricoles (Wasde) de l’USDA a freiné les opérateurs sur les marchés internationaux sur la fin de la période considérée. Les conditions de culture "bonnes à très bonnes" sont restées inchangées (à 65 %) d’une semaine sur l’autre pour la sole états-unienne et les rendements apparaissaient plutôt satisfaisants sur le début de récolte en Ukraine. En France, les opérateurs espèrent très fortement un arrêt des pluies pour permettre aux récoltes de mûrir correctement, par exemple dans la zone Rhône-Alpes.

Baisse également pour le colza et le canola, dans le sillage du soja et pour les mêmes raisons. Même si le colza Euronext a refranchi momentanément le seuil des 470 €/t, le niveau de prix se situe plus aux alentours des 467-468 €/t en ce moment.

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Les prix du tournesol ont eux plutôt progressé. Les agriculteurs ne sont pas prêts à vendre. En outre, les conditions météorologiques ne sont pas favorables, les plantes ayant besoin de soleil plutôt que de pluie. Les récoltes vont avoir quinze jours à trois semaines de retard, certains acteurs n’excluant pas des moissons jusqu’à début décembre.

Thierry Michel

Protéagineux

Une offre très restreinte

Les prix des pois fourragers ont régressé sur le marché physique français entre le 4 et le 11 septembre. Le marché est extrêmement complexe à appréhender. Etant au courant de la récolte catastrophique dans l’Hexagone, les utilisateurs se tournent volontiers vers d’autres produits, pour palier la faible disponibilté. On rapporte ainsi le recours à l’importation de pois destiné à l’alimentation humaine, en provenance des pays baltes. Quelques transactions en pois fourrager sur le marché intérieur sont toutefois rapportées, ainsi qu'à l’exportation sur la Suisse. En féveroles, quelques affaires sont également signalées. Mais là aussi, le marché est très difficile à lire, en raison des rares disponibilités.

Tourteaux

Renchérissement

Les cours des tourteaux (soja, colza, tournesol) ont tous renchéri d’une semaine sur l’autre en France. Toutefois, le marché physique s’avère assez calme pour le moment. Les opérateurs étaient dans l’attente du rapport mensuel de l’USDA du 12 septembre, qui permettra d’y voir plus clair. La prime pour les tourteaux non-OGM n'a pas évolué et se monte toujours à 195 €/t jusqu'à la fin de l'année.

Issues de meunerie

Baisse des prix du son sur le marché francilien

Les prix des issues de meunerie en région Île-de-France ont suivi une tendance baissière (-5 €/t en son fin farine et farine basse, -9 €/t en son fin pellet et -10 €/t en remoulage demi-blanc) entre le 3 et le 10 septembre. La demande des fabricants d’aliments pour animaux se réveille doucement, sur un marché bien abondé.

En Bretagne, les prix du son fin farine n’ont pas évolué entre le 4 et le 11 septembre. Des contrats se concluent sur ces niveaux de prix, mais le volume d’affaires est limité. En départ Isère et dans le secteur de Marseille, les prix du son sont nominalement reconduits d’une semaine sur l’autre.

Coproduits de l’amidonnerie

Marchés calmes

Les prix des drêches de blé sur le marché physique français ont légèrement dépassé la barre des 200 €/t sur Lestrem durant la semaine allant du 4 au 11 septembre. Le marché est en pleine léthargie. Ainsi, la progression des cours est essentiellement à mettre sur le compte du très succinct renchérissement du blé tendre sur Euronext et des tourteaux. Les prix de la drêche de maïs hexagonale ont grimpé de manière un peu plus marquée, du fait de la hausse des valeurs des tourteaux.

Les cotations du corn gluten feed à Lestrem et à Benheim ont très légèrement progressé, à 223 €/t, soit un gain de 1 €/t entre le 4 et le 11 septembre. Le marché reste très calme. Ainsi, le petit renchérissement des valeurs s’explique pour des raisons techniques : hausse des tourteaux.

Coproduits laitiers

Aucune nouvelle affaire traitée

Les prix de la poudre de lait et de la poudre de lactosérum à destination de l'alimentation animale ont été nominalement reconduits sur la semaine du 5 au 12 septembre, faute de nouvelle affaire traitée en disponible.

Farine de poisson

Rien à signaler

Les prix de la farine de poisson sur le marché physique français sont inchangés en cette semaine du 4 au 11 septembre. Le marché est peu actif.

Produits déshydratés

Marché morose

Les prix des luzerne et pulpe de betterave déshydraées sont nominalement reconduits en cette semaine du 4 au 11 septembre sur le marché physique français. Le marché est morose.

Pailles et fourrages

Prix reconduits

Les prix des pailles et fourrages sont nominalement reconduits en cette semaine du 4 au 11 septembre sur le marché physique français. Le marché n'est guère actif.

Karine Floquet et Thierry Michel

À surveiller

Soja

  • Rapport USDA du 12 septembre 2024, focus sur la production aux États-Unis, au Brésil, et en Argentine.
  • Conditions de cultures aux États-Unis.
  • Potentielles conséquences des mauvaises relations Chine/Canada, pouvant jouer par ricochet sur les exportations états-uniennes de tourteau de soja, et donc sur la dynamique de trituration de graine de soja.

Colza

  • Suivi du conflit commercial Chine/Canada, pour le moment sans grande conséquence sur les échanges de canola canadien dans le monde.
  • Semis de colza en France.

Tournesol

  • Avancée des récoltes dans l’Hexagone.
  • Volumes coupés en Ukraine et dans les pays de l’est de l’Union européenne.

Kévin Cler

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