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Tendances : un mois d’août ennuyeux

Blé tendre : passage à vide

Le marché tarde à prendre son rythme de croisière. Il faut dire que les opérateurs attendent d’avoir de plus amples informations sur la suite des moissons dans le reste de l’Europe.

Pour certains, cette semaine est considérée comme étant une période de transition, avec beaucoup de professionnels en vacances. Le pont du 15 août n’arrangera certainement pas la situation. «Je n’ai jamais connu un mois d’août aussi calme», a même été jusqu’à dire un courtier désabusé.

En France, le temps plus clément a permis aux moissons de largement progresser au nord de Paris et dans l’est du pays, même si certaines zones ont encore été touchées par des petites pluies fines ou du brouillard qui ont perturbé les coupes. Malgré quelques informations plus rassurantes, la qualité des blés a été durement touchée par les pluies de fin juillet et début août. Les PS, notamment, et les Hagberg en ont subi les conséquences. C’est surtout le cas dans le Nord et la Picardie.

Quant aux cours, si le portuaire perd du terrain, la situation est beaucoup plus irrégulière sur le marché intérieur, au terme d’une semaine des plus calmes.

Le différentiel avec les qualités meunières a beaucoup de mal à s’installer, même si l’arrivée en masse des fourragers commence à changer la physionomie du marché.

Les moissons ont avancé également en Belgique et en Allemagne. Les acheteurs néerlandais semblent d’ailleurs éprouver quelques intérêts pour les blés allemands, qui arrivent sur le marché à des prix très concurrentiels.

Le portuaire est quant à lui éteint, avec un manque crucial de contrats pays tiers conséquents. Il faut dire que la Russie, l’Ukraine et les pays de l’Est enregistrent des récoltes de bonne qualité et avec des volumes quasiment comparables à l’an dernier. Ce qui laisse prévoir une rude concurrence pour notre origine.

Blé dur : blocage

Période estivale très creuse également pour le marché du blé dur. Outre la concurrence de l’origine canadienne sur le bassin Méditerranéen, les Italiens sont aux abonnés absents. Si les semouliers sont plus hésitants, les vendeurs ne sont pas très pressés.

Orge mouture : net plafonnement

Activité quasiment au point mort cette semaine encore que ce soit en portuaire, qui enregistre une certaine faiblesse, et un marché intérieur toujours irrégulier. Les vendeurs libèrent quelques volumes avec parcimonie, mais les utilisateurs revoient leurs prix d’achat à la baisse.

Brasserie : accalmie

Après la forte hausse de la semaine passée en orges de printemps, la situation s’est considérablement calmée et les cours semblent atteindre un plafond. Les malteurs européens, revenus au marché la semaine passée, ont été moins nombreux a accompagner la hausse.

Maïs : statu quo

La situation n’a guère évolué cette semaine encore, sur un marché qui reste peu rythmé en ancienne récolte, avec des disponibilités de plus en plus rares.

La nouvelle récolte a beaucoup de mal à attirer l’attention des opérateurs. Seuls quelques achats de l’amidonnerie sur l’éloigné parviennent à sortir le marché de sa torpeur estivale. Activité commerciale et évolution des cours au point mort donc que ce soit en nord ou sud Loire. Les pluies récentes (même si celles-ci ont été irrégulières) sur les zones non irriguées et les températures plutôt fraîches pour un mois d’août, ont rassuré les professionnels. Certains d’entre eux estiment la récolte 2005 à 14 Mt. 

Protéagineux : recul des prix en pois

Le marché est très calme cette semaine. La demande en pois protéagineux est assez faible et entraîne de ce fait les prix vers le bas. Peu d’échanges sont rapportés tandis qu’une demande belge et hollandaise apparaît mais les opérateurs craignent la concurrence des produits allemands meilleur marché. En féveroles, seule une demande italienne en qualité animale anime le marché, mais sans générer d’affaires pour le moment. Par ailleurs, certains opérateurs redoutent le mauvais impact des pluies sur la qualité de la récolte.

Oléagineux : sans vendeurs

Les vendeurs ont totalement déserté le marché des graines de colza où subsiste une demande. Les prix en baisse ne reflètent que la position acheteur en recul, les vendeurs espérant bénéficier de meilleurs prix. On signale, par ailleurs, la concurrence des graines canadiennes sur le marché mondial. En tournesol, la situation n’est pas plus animée, la filière restant attentive aux évolutions de la récolte à venir dépendante de l’impact des intempéries.

Tourteaux : peu dynamique

Le marché des tourteaux présente des prix en recul par rapport à la semaine passée. Les différentes annonces climatologiques aux Etats-Unis influencent le marché tantôt à la hausse tantôt à la baisse. L’activité est très limitée sur l’ensemble des produits, les consommateurs étant couverts et leurs besoins limités en cette période estivale. Les prix évoluent peu.

Déshydratés : calme

Quelques petites affaires en pulpes de betterave et des exécutions en luzernes déshydratées ont animé, si l’on peut dire, ce marché particulièrement calme. Les prix des pulpes 8 mm et de luzernes déshydratées 18% reculent légèrement dans la région Marne/Aisne/Ardennes.

Issues de meunerie : très peu d’offre

Le marché est toujours aussi dépourvu d’activité, en particulier sur la place parisienne où le nombre d’affaires traitées est proche de zéro. Le manque d’offre raffermit une fois de plus les cours, surtout en province où les acheteurs sont plus actifs.

PSC : filière délaissée

Toujours concurrencés par les céréales, les produits de substitution n’ont pas la cote auprès des opérateurs. Cette situation est accentuée par l’approche du 15 août.

Légumes secs : peu actif

Dans l’attente des nouvelles récoltes, l’activité est sans vigueur. Les prix des pois chiches sont toujours en légère hausse.

Graineterie : marché sans vigueur

Situation de réapprovisionnement classique pour ce marché où les cours sont stationnaires.

Graines fourragères : cours reconduits

Marché toujours sans grands mouvements avec très peu de volumes échangés et des prix inchangés.

Pailles et fourrages : léthargique

Les acheteurs ne se pressent pas, entraînant une certaine morosité du côté de l’activité.

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