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Tendances : un marché céréalier pénible

 Blé tendre : déprime et inquiétude

La situation est loin de s’arranger. Semaines après semaines, les fondamentaux du marché enfoncent un peu plus le moral des opérateurs qui attendent maintenant avec peu d’espoirs un éventuel geste de la part de Bruxelles. Le niveau des restitutions reste encore trop faible pour prétendre pouvoir nous placer sur l’échiquier mondial.

Pour l’instant, l’exportation est toujours faiblarde et les cours ne décollent pas. D’un autre côté, il faut peut-être se réjouir du fait qu’ils ne cèdent pas de terrain… Malgré tout, les exportateurs attendent avec attention le prochain Comité de gestion céréales pour, qui sait, avoir une bonne surprise !

En ce qui concerne le marché intérieur, l’activité est cahotique. Les fabricants d’aliments du bétail sont aux achats au coup par coup, alors que la meunerie semble couverte et s’est retirée du marché. Il faut dire que l’exportation de farine est au plus mal et que la consommation intérieure est régulière sans plus. La grande question reste de savoir ce qui pourrait bien faire basculer le marché du bon côté. Les perspectives de nos exportations ne sont guères réjouissantes. Même sur l’intra-communautaire, la concurrence est rude et la demande faiblarde. L’Italie, par exemple, ne tire pas et l’Espagne sort timidement. Après un mois d’août quasiment catastrophique, l’activité de septembre semble retomber, les opérateurs étant plus occupés à règler les problèmes d’exécution… Par ailleurs, le Coceral vient de faire paraître ses dernières estimations sur la récolte de céréales dans l’UE à 25. Ainsi, la production céréalière européenne 2005 s’élèverait à 250,80 Mt (contre 283,37 Mt en 2004) dont 115,23 Mt de blé tendre (124,51 Mt), 52,57 Mt d’orge (61,52 Mt) et 45,93 Mt de maïs (52,26 Mt).

Blé dur : fermeté

On assiste à un certain raffermissement des cours, face à une demande plus présente de la part du Maroc et de l’Algérie notamment. La hausse du dollar et les achats de couverture pour le Ramadan (qui débute dans une semaine) en sont les principales raisons. D’autre part, un bateau de 60.000 tonnes de blé dur canadien pour l’Italie aurait été dérouté et saisi en Grèce pour non conformité qualitative, ce qui jette un froid sur l’origine nord américaine. Quand le malheur des uns… La semoulerie française est également revenue au marché.

Orge mouture : sans vigueur

On assiste à un statu quo magistral sur le portuaire avec une activité qui en est réduite à sa plus simple expression. Le marché intérieur n’est pas mieux loti, avec un volume d’affaires très limité et des cours qui enregistrent même une certaine faiblesse.

Les perspectives sur ce marché semblent tout aussi compromises que pour le blé tendre…

Brasserie : malterie absente

Là aussi, les opérateurs en sont réduits à expédier les affaires courantes. La malterie reste toujours très peu aux achats, il faut dire que le marché du malt est également bloqué avec des perspectives peu encourageantes pour le moment.

Maïs : marché de dégagement

L’activité commerciale se borne à des affaires traitées sur du dégagement. A peine les maïs primeurs sont récoltés qu’ils trouvent en général preneur. C’est le cas pour les acheteurs belges et néerlandais qui s’intéressent actuellement à nos maïs d’une manière soutenue. Les cours en Champagne en bénéficient, alors que les autres régions n’enregistrent pas d’évolution particulière.

Protéagineux : au point mort

La situation semble se déteriorer encore un peu plus cette semaine sur le marché des protéagineux. Les pois attirent de moins en moins d’acheteurs et les vendeurs n’offrent que peu de produits. L’activité est quasiment nulle et les prix évoluent peu. Du côté des féveroles, le tableau est identique, avec une demande inexistante en qualité humaine et animale, et des prix inchangés.

Oléagineux : hausse en colza

Les prix des graines de colza progressent cette semaine avec une bonne demande en huile et les attentes de la filière biocarburant. Les affaires restent limitées compte tenu d’une rétention de graines qui perdure. En tournesol, la récolte se poursuit et apparait moyenne, selon les premiers commentaires. Les opérateurs rapportent une bonne demande sur le rapproché. Les prix restent stables.

Tourteaux : attente

Les bonnes perspectives de récolte de soja sur l’ensemble du territoire américain ont fait reculer le marché de la protéine à Chicago. D’autre part, le nouveau cyclone aux Etats-Unis n’a pas causé trop de dégâts aux infrastructures. Mais la parité a compensé une partie de la baisse attendue. Les prix restent toutefois intéressants mais les besoins semblent bien couverts pour la première moitié de l’hiver. Les acheteurs s’intéressent maintenant aux mois suivant février sans toutefois se presser compte tenu des bonnes disponibilités attendues. En colza, des affaires sont rapportées sur des niveaux de prix en progression. Concernant le tournesol, l’activité est léthargique.

Déshydratés : inerte

Quelques affaires de compléments en luzernes déshydratées sont rapportées. En pulpes de betteraves, les acheteurs ne se pressent pas avec les bonnes perspectives de récolte. Prix inchangés.

Issues de meunerie : activité réduite

Déjà faible (mais stable) ces dernières semaines, la demande en issues a fléchit, entraînant une légère baisse des cours du son. L’offre est limitée.

PSC : en léthargie

Ce marché se maintient avec une activité très limitée . On observe cependant un fléchissement des valeurs en citrus.

Légumes secs : animés par le Ramadan

L’activité reste soutenue par les opérateurs arabes à l’approche du Ramadan. Les pois chiches turc sont toujours fermes, comme les lingots argentins. Au Canada, les récoltes se terminent, les lentilles baissent mais les cours des frets maritimes augmentent.

Graineterie : reprise

Les transactions ont repris sur le marché de l’oisellerie. On observe une détente sur la graine de tournesol, les craintes pour la soudure se sont dissipées. En pois vert, par contre, les disponibilités sont très réduites, d’où la hausse observée cette semaine.

Graines fourragères : marché hésitant

Les échanges restent réduits. La fin des récoltes ne semble pas amorcer la période d’achat. Les cours du ray-grass sont en baisse, ceux du trèfle violet progressent.

Pailles et fourrages : peu actif

Une nouvelle fois, on enregistre peu d’échanges en pailles. La reprise se fait attendre.  

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