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Tendances : marchés toujours déprimés

Blé tendre : morosité

La situation de déprime que connaît le marché depuis quasiment le début de campagne se poursuit. Si l’on fait exception de quelques soubresauts certaines semaines, on peut clairement parler d’une activité commerciale apathique et faire un premier bilan peu glorieux de cette campagne 2005/ 2006. L’exportation est aux abonnés absents depuis le début, avec seulement un service minimum et des chargeurs qui s’interrogent sur les perspectives d’une campagne bien mal engagée. Nos clients potentiels sur les pays tiers —et notamment sur le bassin Méditerranéen— ont été phagocytés par les marchandises venant de la mer Noire, des Etats-Unis, d’Australie et même du Canada, moins chères et qui sont de très bonnes qualités. Quant au marché intracommunautaire, il est également assez faiblard. La forte disponibilité en blés fourragers européens (Royaume-Uni, Bénélux, Allemagne…) nous ferme pour l’instant les portes de l’UE. Même l’Italie nous tourne le dos et lorgne sérieusement sur les blés mer Noire. L’Espagne de son côté voit ses installations portuaires engorgées et les opérateurs hexagonaux attendent son retour… Enfin, le marché intérieur est assez régulièrement actif, même si ce n’est pas l’euphorie. Les fabricants d’aliments du bétail sont aux achats au coup par coup, mais leur activité est pénalisée par des marchés en productions animales très difficiles. Du côté de la meunerie, les achats sont également réguliers, mais les utilisateurs ne se précipitent pas.

On le voit, la situation est particulièrement mal engagée, même si tout peut encore évoluer rapidement si Bruxelles consentait toutefois à faire un effort sur les restitutions. Mais le blocage, que connaît le marché quasiment depuis le début de la campagne, repose sur des fondamentaux médiocres pour nos marchandises, sachant que la demande mondiale n’est pas non plus encore très active. D’une façon générale, les opérateurs s’attendent à de fortes mises à l’intervention dès le 1er novembre, et s’interrogent avec pessimisme sur les problèmes de stockage avec l’arrivée du maïs et du tournesol.

Blé dur : peu animé

D’une façon générale, marché fort peu animé. On note qu’au nord Loire acheteurs et vendeurs sont séparés par environ 5 euros la tonne. Au sud Loire, petit regain d’activité sur La Pallice en direction du Maroc (couvertures avant le Ramadan). L’Algérie serait en pointillé sur le marché mais, sur cette destination, on se heurte toujours à des problèmes d’éxecution pour les paiements. Par ailleurs, on reste dans l’attente des rapports sur les qualités au Canada.

Orge mouture : atone

On observe toujours une situation de blocage, avec une demande en portuaire quasi éteinte et un marché communautaire très peu actif. L’intérieur ne tire pas non plus son épingle du jeu, animé uniquement par un courant d’affaires des plus modestes.

Brasserie : calme

On connaît désormais les qualités du cru 2005 et les nouveaux flux de marchandises se sont mis en place. Ainsi, les origines Royaume-Uni et Danemark vont pallier les taux de protéines trop élévés du nord-est de l’Hexagone.

Maïs : primeur ferme

L’ancienne récolte, sauf encore quelques fonds de tiroir, s’est effacée devant la nouvelle récolte. Comme à l’ordinaire le maïs primeur dans les régions où les récoltes ont débuté (façade Atlantique, Alsace) fait prime, mais de peu. Mais, on ne peut pas dire que le marché fasse preuve de beaucoup d’emballement, avec en filigrane le poids de la récolte hongroise.. Cours irréguliers sur les longueurs.

 

Protéagineux : léthargique

L’activité se limite cette semaine à quelques affaires de réapprovisionnement au départ de l’Eure et du Calvados. Le marché est peu offert et la demande guère agressive. Les cours évoluent à la baisse dans ce contexte d’inactivité.

Le marché des féveroles est encore plus calme avec une demande éteinte en qualité animale comme en humaine. Pour cette dernière, la progression de la cotation sur Rouen est due à des réajustements.

Oléagineux : récolte en cours

La rétention se poursuit sur les graines de colza dopant encore les prix acheteurs qui gagnent quelques euros cette semaine. En tournesol, en revanche la pression de récolte entraîne la libération de lots qui s’échangent à des prix en recul par rapport à la semaine dernière. De ce fait, le marché observe une petite reprise d’activité.

Tourteaux : réapprovisionnement

Les prix des tourteaux de soja évoluent peu depuis la semaine dernière. Forts dépendants de la parité euro/dollar, les niveaux de prix observés sont plutôt bas. Pour autant, les Fab ne se précipitent pas aux achats. A part quelques affaires de réapprovisionnement, peu de transactions sont observées. Les couvertures d’hiver restent encore à pourvoir mais la consommation est peu pressée. On note un démarrage de positionnment sur le long terme. Les tourteaux de colza trouvent preneurs en disponible avec des prix en recul. En tournesol, l’activité reste inerte.

Déshydratés : atone

L’ensemble des prix est reconduit sur un marché très limité en échanges. Pulpes de betteraves et luzernes déshydratées sont peu demandées.

Issues de meunerie : petite baisse

Les cours se détendent quelque peu et ce, sans raison vraiment apparente. L’offre reste limitée face à une demande ferme.

PSC : marché délaissé

Avec un cours du Citrus élevé, les acheteurs délaissent ce marché. Peu d’affaires ont été enregistrées.

Légumes secs : ferme

L’approche du Ramadan dope l’activité internationale notamment vers les pays arabes.

Les prix restent stables tout en gardant leur note de fermeté.

Graineterie : prix sans changement

Le cours sont reconduits malgré quelques inquiétudes sur les récoltes du Canada qui connaît une période de pluie.

Graines fourragères : toujours sans vigueur

Ce secteur est, cette semaine encore, en léthargie n’enregistrant que très peu d’affaires.

Du côté des cours, le Ray-Grass d’Italie faiblit tandis que le lotier se raffermit .

Pailles et fourrages : activité sporadique

Les opérateurs demeurent étonnamment peu actifs aussi bien sur le marché des pailles que sur celui des foins. En foin de Crau, l’activité est tout aussi réduite et les prix reconduits par rapport à la semaine dernière.  

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