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Tendances : marchés à la petite semaine !

Blé tendre : sans réaction

Que dire de plus cette semaine ! On assiste encore à un blocage partiel du marché, avec un export qui ne décolle pas. Les opérateurs français restent tout de même attentifs à l’appel d’offres algérien, mais l’origine russe est encore menaçante.

L’ambiance ne devrait donc pas être au beau fixe lors de la Bourse exceptionnelle de rentrée à Paris qui se déroule ce mercredi. La filière s’inquiète d’autant que l’activité intra-communautaire est plutôt limitée et que le marché intérieur fonctionne au jour le jour. Heureusement, la grande meunerie est revenue aux achats.

Bruxelles de son côté distille ses restitutions avec parcimonie. Une situation qui alarme l’AGPB (Céréaliers de France), l’AGPM et la Ffcat (coopératives). Elles indiquent dans un communiqué commun, que «même si elles constatent un effort» les trois organisations «ne peuvent se satisfaire de la fixation à 6 euros/t du niveau des restitutions européennes.» Ainsi, avec la faiblesse du dollar, elles appellent la Commission européenne à faire davantage.

Selon l’AGPB, l’AGPM et la Ffcat, «Il faut rattraper ce mauvais départ en accélérant l’exportation à partir du marché libre. C’est indispensable pour que l’UE conserve ses positions.»

En ce qui concerne la récolte 2005, le ministère de l’Agriculture vient de publier ses tout dernier chiffres pour la production de céréales à paille. Celle-ci serait en retrait de 10 % par rapport à 2004, avec 63,58 Mt (70,5 Mt), dont 34,8 Mt de blé tendre (-7 %), 2 Mt en blé dur (-3 %) et 10,3 Mt en orge (-7 %).

Dans un communiqué, la Meunerie française indique que malgré une moisson satisfaisante, elle «manque de sérénité.»

En effet, selon l’Association nationale de la meunerie française (ANMF) si le taux de protéines moyen qui se situe dans une fourchette de 12 à 12,5 % est satisfaisant, «le poids spécifique est sensiblement plus faible pour une partie de la production, notamment dans les régions nord, nord-est et nord-ouest.» Pour les meuniers, «ce critère pénalisera le rendement meunier.» Enfin, en ce qui concerne l’aptitude à la panification des blés 2005, les meuniers «notent parfois localement une certaine hétérogénéité qui entraînera l’analyse systématique des lots afin d’assurer la qualité panifiable des farines.»

Blé dur : plus faible

On observe une orientation plus faible avec toujours peu de transactions. La semoulerie européenne s’est considérablement couverte en blé canadien, ce qui explique cette période de grand calme.

Par ailleurs, il semblent que les utilisateurs transalpins comme algériens questionnent leurs interlocuteurs français pour l’instant sans concrétisation de contrats. La moisson 2005 a commencé au Canada et au nord du Dakota.

Orge mouture : morne plaine

Activité commerciale léthargique, avec une exportation complètement bloquée. Les cours ont du mal à ne pas céder du terrain.

Brasserie : bloqué

On relève encore peu de transactions cette semaine. Le marché semble bloqué, d’autant qu’acheteurs et vendeurs ont du mal à trouver un terrain d’entente sur les taux de protéines.

Maïs : NR tenue

L’AR est maintenant quasiment liquidée, alors que l’on enregistre une bonne tenue des cours en NR. Les opérateurs semblent beaucoup moins inquiets sur la récolte qu’il y a quelques semaines.

Protéagineux : morose

Les volumes échangés restent faibles. Les pois n’ont généré que quelques affaires en dispo dans les régions Marne/Aisne/Ardennes et Eure/Calvados. Les prix sont en léger recul en l’absence de demande. En féveroles, la qualité humaine est peu offerte vu la faiblesse des prix. De toute façon, la demande est inexistante. L’Egypte a d’ailleurs fait savoir que ses exigences qualitatives se renforceraient. En qualité animale, des lots sont offerts, mais la demande est absente.

Oléagineux : rétention

Activité limitée. Les opérateurs constatent une forte rétention en cultures ne facilitant pas l’animation du marché pourtant demandeur.

La profession reste attentive à l’évolution du dossier biocarburant et à celle des récoltes de tournesol russe et ukrainienne. Concernant les prix, l’intérêt acheteur a progressé en colza, ce qui a relancé les échanges qui restent faibles. Le rapport USDA a contenu cette hausse. En tournesol, les prix sont stables.

Tourteaux : retour au clame

Les fab, bien couverts sur le début de l’hiver, sont restés discrets cette semaine. Les prévisions de disponibilités ne semblent pas les inquiéter. Du coup, le regain d’affaires de la semaine passée est retombé alors que des besoins sur les 3 de février restent à pourvoir. Quelques échanges ont été rapportés notamment sur le dispo en colza et l’éloigné en soja. Les prix de ce dernier ont peu évolué depuis nos dernières cotations, tandis que ceux de colza ont progressé. Le tourteau de tournesol recule, comme la demande.

Déshydratés : les pulpes se tassent

Les prix des pulpes AR affichent un léger recul compte tenu des quantités encore disponibles. La demande reste faible sur l’AR comme sur la NR dont les prix n’évoluent pas.

En luzernes déshydratées, quelques affaires de réapprovisionnement sont signalées en disponible. Les cotations sont inchangées.

Issues de meunerie : à nouveau en hausse

Les cours des issues ont repris leur progression après deux semaines d’accalmie. La demande étant stagnante, l’offre limitée reste la cause principale de cette tension.

PSC : peu actif

Dans une atmosphère calme, les échanges se font sous une demande parcimonieuse. Le Space pourrait redonner du tonus à ce marché.

Légumes secs : réveil

L’activité s’est légèrement animée ces derniers jours probablement grâce à l’effet «rentrée». Quant aux cours, ils se sont stabilisés.

Graineterie : forte hausse du tournesol

Dans un marché faiblement animé, les cours évoluent de façon disparate.

A noter, l’envolée du tournesol qui, en terme de stock, connaît des difficultés de soudure avec la nouvelle récolte.

Graines fourragères : sans vigueur

Les échanges restent faibles. Les cours ne bougent quasiment pas.

Pailles et fourrages : peu animé

Avec un taux d’activité très faible, les cours ne connaissent aucun changement. Même tendance en foin de Crau.

 

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