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Tendances : fin de campagne haussière

Blé tendre : fermeté

La situation reste tendue cette semaine avec un marché qui a franchi un nouveau cran de hausse, que ce soit en AR ou en NR.

Malgré tout, si la demande en portuaire reste présente, le marché n’est pas franchement euphorique.

L’intervention est close depuis le 31 mai et au 30 mai, les offres françaises à l’intervention représentaient un total de 2,48 Mt (2,34 Mt au 23 mai), dont 2,19 Mt de blé tendre (2,11 Mt), 229.448 t d’orge (196.718 t), et 67.560 t de maïs (69.060 t).

La région Onic d’Orléans décroche le pompon, avec un total de 992.454 t, suivie par Amiens (369.440 t), Châlons-en-Champagne (376.672 t), Dijon (301.939 t), Paris (142.683 t), Poitiers (92.425 t), Nantes (71.270 t), Rouen (46.530 t), Nancy (43.620 t), Clermont (37.100 t), Lyon (7.500 t) et enfin Lille (4.100 t).

Les offres européennes au 22 mai, comptabilisaient 14,60 millions de tonnes de céréales dont 9,23 Mt de blé tendre, 3,15 Mt de maïs et 2,22 Mt de maïs. L’Allemagne enregistre 4,49 Mt d’offres (dont 2,96 Mt de blé tendre et 1,53 Mt d’orge), suivi par la Hongrie avec 4,15 Mt (dont 2,51 Mt de maïs et 1,5 Mt de blé), la France, la République tchèque avec 1,08 Mt (dont 949.000 t de blé), la Pologne avec 854.000 t (dont 666.000 t de blé et 172.000 t de maïs).

Blé dur : calme

C’est la fin des haricots pour l’ancienne récolte alors que la nouvelle campagne tarde véritablement à prendre le relais. Le marché est bloqué à des niveaux de prix qui n’intéressent ni les acheteurs, ni les vendeurs… Seules quelques affaires se réalisent au coup par coup sur l’exportation. Si le calme règne plutôt sur le marché, les opérateurs scrutent les résultats et estimations des récoltes au sud de l’Europe. Pas de surprise en Espagne où la récolte devrait se situer en dessous des 900.000 t avec un faible taux de protéines. Pour la France, les professionnels confirment que si les rendements sont au rendez-vous, en revanche il est encore trop tôt pour s’avancer sur la qualité. Si pour la Grèce, les informations sont encore trop limitées, en revanche il s’avère que les rendements italiens en 2005 soient supérieurs à ceux de l’année dernière. En revanche, la récolte est plus disparate en terme de qualité : très mauvaise en Sicile, moyennement bonne dans le nord de l’Italie, alors que les blés durs des Pouilles sont jugés corrects.

Orge mouture : forte progression en nouvelle récolte

La situation catastrophique en Espagne a été le point de départ d’un début d’affolement sur les orges fourragères. En effet, depuis les cours n’ont cessé de progresser. Si c’était particulièrement le cas pour l’ancienne récolte qui poursuit cette semaine sa hausse, cela le devient pour la nouvelle récolte qui subit un coup de chauffe!

En effet, que ce soit en portuaire ou sur l’intérieur, les cours en NR se retrouvent avec un gain de 2 à 4 #/t selon les origines. La demande reste très présente, notamment en portuaire.

Brasserie : fermeté en nouvelle récolte

Si l’ancienne campagne ne donne quasiment plus aucun signe de vie, en revanche la forte progression des cours de l’orge fourragère a provoqué une nette pointe de fermeté sur les orges de printemps nouvelle récolte.

Maïs : en retrait

Le marché du maïs enregistre une activité beaucoup plus faible que les semaines précédentes, avec des opérateurs qui semblent nettement moins intéressés par ce produit pour le moment, que ce soit en AR ou en NR.

Protéagineux : progression en pois

Le marché des pois connaît une petite pointe de fermeté. Les quelques demandes se transformant en affaires de compléments suffisent à faire progresser les cours, compte tenu de la faiblesse de l’offre en cette fin de campagne. En féveroles, l’activité est similaire à la semaine passée, c’est-à-dire inexistante.

Oléagineux : fermeté

La campagne se termine. Les discussions portent maintenant sur la prochaine campagne en colza. Les prix sont en progression, tirés par la forte hausse enregistrée sur le marché de Chicago. Les vendeurs sont, de plus, assez discrets mais le regain de fermeté du Matif pourrait les faire revenir. En tournesol, l’activité est très calme, les acheteurs étant absents.

Tourteaux : nette hausse en soja

Le marché des tourteaux, et plus particulièrement en soja, a subi les conséquences de la forte hausse à Chicago. Les prix s’affichent en nette progression, compte tenu de la sécheresse aux Etats-Unis et dans une partie de l’Amérique du Sud. Les prix des tourteaux de colza sont plutôt haussiers, tandis que les tourteaux de tournesol sont assez stables. Quelques affaires se traitent sur l’ensemble des produits notamment sur le rapproché. Mais la hausse enregistrée a freiné les intérêts.

Déshydratés : néant

Le marché des produits déshydratés est au point mort, ou presque. Les affaires sont très rares et sont limitées en volume. Ceci est valable pour les luzernes comme pour les pulpes de betteraves déshydratées en ancienne récolte et en nouvelle. Les prix sont reconduits cette semaine.

Issues de meunerie : nouveau recul

Sur l’ensemble du territoire, les prix s’enlisent. L’évolution baissière est plus prononcée sur le marché parisien où la demande est au plus bas. Dans le reste de l’Hexagone, la situation est plus hétérogène mais globalement le manque d’intérêt se fait sentir.

PSC : peu compétitif

Les niveaux de prix plombent tout intérêt pour ces produits. L’activité est des plus calmes cette semaine.

Légumes secs : peu actif

Comme la semaine passée, les prix évoluent peu dans ce marché inactif.

Graineterie : marché classique

Les prix observent peu de variations cette semaine qui s’est déroulée normalement en terme d’activité.

Graines fourragères : pause au Chili

Les opérateurs se sont retrouvés cette semaine au Chili pour le Congrès international de la filière des semences. Le marché s’est donc calmé pendant cette période de convivialité et devrait reprendre son activité dès le retour des congressistes.

Pailles et fourrages : toujours calme

Les opérateurs ne signalent pas de changement cette semaine sur le marché des pailles et fourrages. La demande est encore faible. Les prix sont reconduits. Les récoltes s’annoncent bien.

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