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Nutrition animale
Progression des volumes fabriqués par les Fab européens en 2018

Avec 161 Mt d’aliments pour animaux générées par les usines européennes l’an dernier, l’industrie de la nutrition animale a enregistré une croissance de 0,8 %.

© RitaE (Pixabay)

La production européenne d’aliments pour les animaux de ferme a atteint en 2018 les 161 millions de tonnes (Mt), selon les estimations de la Fédération européenne des fabricants d’aliments composés (Fefac). Elle enregistre une hausse de 0,8 %, liée à une progression des aliments pour ruminants (+2 % à 46 Mt) et des aliments pour volailles (+1 % à 55,5 Mt), mais une contraction des aliments pour porcs (-1 % à 51 Mt).

La vague de chaleur dans le nord et l’ouest de l’Europe explique, pour partie, la hausse en ruminant, du fait d’un manque de fourrage. Le volume 2018 risque donc de ne pas se maintenir en 2019. La volaille, bien installée en tête des productions européennes d’aliments, est, quant à elle, principalement tirée par la Pologne – qui affiche une progression de 5 % pour la quatrième année consécutive – et par la reprise française, après les deux années de grippe aviaire qui avaient plombé le segment des palmipèdes.

Du côté des aliments pour porcs, la régression enregistrée en 2016 et 2017 se poursuit en 2018. La baisse sensible du prix du porc dans de nombreux pays, au second semestre 2018, a entraîné une nouvelle contraction du nombre de truies, et la hausse de la récolte céréalière dans la péninsule ibérique induit une croissance de la fabrication d’aliments à la ferme.

Pour la cinquième année consécutive, la Pologne affiche le meilleur taux de croissance (+5,5 %), portée par les trois grands types d’aliments. Parmi les principaux pays producteurs, le Royaume-Uni progresse de près de 4 %, l’Italie et la France conservent leurs volumes alors que l’Espagne, les Pays-Bas et l’Allemagne affichent des baisses de 1 à 1,5 %. L’Allemagne conserve sa position de leader devant l’Espagne et la France.

Pessimisme pour 2019

Pour 2019, les experts de la Fefac sont plutôt pessimistes, principalement pour les aliments ruminants. Les volumes, jugés bons ces trois dernières années, notamment sous l’effet de la fin des quotas et des conditions climatiques, sont prévus en baisse de 2 %. La décapitalisation en porc va entraîner la poursuite de la baisse des volumes d’aliments, avec une anticipation à -0,5 % sur l’année. Enfin, l’activité en volaille reste incertaine : tout dépendra de la capacité du Brésil à revenir sur les marchés, principalement. Si l’Union européenne est capable de maintenir ses exportations et satisfaire la croissance de la demande intérieure, alors la nutrition avicole pourra atteindre une hausse de 1 %. Mais d’autres incertitudes planent au sein même de l’Union européenne. Un Brexit dur affectera ainsi incontestablement les marchés et, donc, la demande en aliments pour animaux.

 

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