Fnams
Prochain congrès à Reims début juin
La Fnams a choisi la ville de Reims pour tenir son prochain congrès, en particulier axé sur les conséquences de la volatilité des marchés
TOUT UN PROGRAMME. C’est jeudi 3 mai que Robert Pellerin et Dominique Gillard, respectivement président et directeur général de la Fnams (Fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs de semences), ont choisi d’organiser un point presse avant le congrès et l’assemblée générale annuels de la fédération. Ces manifestations se dérouleront à Reims les 7 et 8 juin prochains, organisées avec l’appui de l’Union régionale des agriculteurs multiplicateurs de semences de Champagne-Ardenne (URCA). Le jeudi matin sera consacré à des visites de sites de parcelles de multiplication, de stations d’expérimentations et d’installations agro-industrielles. L’après-midi verra une présentation des débouchés non alimentaires, suivi du congrès « qui se tiendra sur un thème majeur » : “La volatilité des marchés : conséquences sur la filière semences”.
Une autre problématique, touchant directement la fédération, sera posée au moment de l’assemblée générale le vendredi, à savoir « comment la Fnams se positionnera-t-elle aujourd’hui et demain dans le monde pour faire face à la compétitivité internationale ».
Quelles adaptations et surtout quelles spécificités face à la volatilité des marchés ?
Dans l’éventualité —de plus en plus prévisible— d’une tendance haussière des cours des céréales, se pose la question, notamment, de la fixation des prix des contrats entre les firmes et les agriculteurs multiplicateurs, qui pour le moment sont négociés annuellement. Or, dans la mouvance actuelle des prix des matières premières agricoles qui perturbent les repères, la filière est en passe de rechercher des solutions pour assouplir la rigidité des contrats actuels. En effet, « connaître ses prix de revient et leurs évolutions pour les multiplicateurs devient un impératif majeur pour appréhender la constitution de son revenu et surtout de ses marges » a rappelé Robert Pellerin. Le danger serait en effet que les agriculteurs multiplicateurs “fuient” vers les matières premières, comme le blé, destinées à la consommation plutôt que sur les semences, dont la production requiert « technicité, vision à long terme, exigences poussées sur la qualité ». Ce sujet fera bien entendu partie du congrès du jeudi après-midi.
Cette après-midi laissera également une place au pôle de compétitivité ARD (Agro industrie recherches et développements), afin d’entrevoir toutes les nouvelles perspectives de production dans le non-alimentaire. Dans cette grande région agricole, nul doute que la valorisation des agro-ressources a de l’avenir.