L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 26 et le 27 mars, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les cours des principaux contrats à terme sur le blé et sur le maïs ont perdu un tout petit peu de terrain ce mercredi 27 mars 2024, tant sur le Cbot que sur Euronext. Seul le blé coté à Chicago a gagné quelques cents, le contrat échéance septembre (nouvelle récolte) s’établissant au-dessus des 580 cts$/boiss. La référence en Europe était donc en légère baisse mais les échéances lointaines (après décembre 2025) étaient en légère hausse. Le contrat septembre (nouvelle récolte) affichait 215 €/t. Dans le rapport hebdomadaire des traders d’Euronext, au vendredi 22 mars et par rapport à la semaine précédente, les opérateurs dits financiers ont diminué leur position nette courte sur le blé (d'environ 26 000 lots) pour atteindre environ -74 000 lots et sur le maïs (d'environ 2 200 lots) pour atteindre environ -5 000 lots. Sur les marchés physiques hexagonaux, les prix ont baissé un peu en blé tendre et en maïs et de façon plus accentuée en orge fourragère (prime toujours à la baisse). Ils sont stables en blé dur.
Les marchés de céréales ont peu évolué ce mercredi, en l’absence d’informations vraiment importantes et surtout en l’attente des différents rapports de l’USDA à paraître ce jour (semis, stocks…). En ce qui concerne le blé, un accord entre les 27 est intervenu sur les exportations d’Ukraine vers l’UE (plafonnement pour certains produits agricoles) mais il ne concerne pas le blé à cette heure. Par ailleurs, la Pologne et l’Ukraine seraient sur le point de trouver un accord. Pour le maïs, les bonnes exportations de l’Ukraine, comme en blé d’ailleurs, de ces dernières semaines ont pesé sur les cours. Au Brésil, les observateurs des marchés notent un regain d’intérêt de la part des producteurs du pays pour vendre une partie de leur récolte, suite aux pluies qui ont fait du bien aux cultures actuelles dans les états du Mato Grosso et de Goiás. Et si la vague de chaleur de février a affecté le remplissage des grains en Argentine, la récolte 2023/2024 s’annonce meilleure que la précédente selon des acteurs du marché. Aux Etats-Unis, les fabricants d’aliments pour le bétail commencent aussi à suivre les conséquences possibles sur la demande en alimentation animale de la découverte du virus de la grippe aviaire sur des vaches laitières. Enfin, au 22 mars 2024, la production hebdomadaire d’éthanol étatsunien a progressé à 1,054 million de barils par jour (+ 8 000 par rapport à la semaine précédente) et les stocks cumulés ont augmenté à 26,092 millions de barils (+ 83 000).
La parité euro/dollar s’est établie à 1,0816 ce jour versus 1,0820 la veille. Les cours du pétrole ont reculé, mercredi, réagissant à une forte augmentation imprévue des stocks américains de brut, à l’opposé de ce que les analystes avaient envisagé. Les stocks hebdomadaires ont en effet augmenté fortement (+ 3,2 M de barils), contrairement aux prévisions des analystes, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) publiées mercredi.
D’après des courtiers opérant dans la région mer Noire, les attaques incessantes, ces derniers jours, de drones et de missiles russes sur les ports ukrainiens de la mer Noire, s’ils ne font pas de dégâts très importants arrivent néanmoins à ralentir sérieusement le rythme des exportations du pays. A mettre en perspectives d’un début de mois de mars plutôt dynamique jusqu’à maintenant.
Outre les rapports agricoles, les Etats-Unis publieront aussi des indicateurs concernant le PIB 2023 définitif et la confiance des consommateurs. En France, l’agence de notation Moody’s, qui doit publier sa note sur la France le 26 avril, juge « improbable » que le pays puisse tenir son objectif de réduire le déficit public à 2,7% d'ici 2027. Moody's s'attend également à ce que le niveau de la dette publique remonte "lentement" à partir de 2024, exposant le pays à des coûts liés aux intérêts "jamais vus en plus de 20 ans". L’Insee publiera elle l’indice provisoire de l’inflation pour le mois de février, celui de la consommation des ménages pour le même mois et celui des prix agricoles toujours pour février.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.