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Syndicalisme
Première rencontre positive entre le ministre, Michel Barnier et les syndicats

Michel Barnier a reçu les principaux responsables syndicaux qui sont sortis plutôt satisfaits de leur prise de contact avec le nouveau ministre

ENTREVUE. Ils craignaient tous la disparition du ministère de l’Agriculture ou plutôt son absorption au sein d’un ministère de l’écologie ou de l’économie, il y a à peine deux mois. Après le passage éclair de Christine Lagarde, qui a pris ses quartiers Bercy, les syndicats apparaissent rassurés après leur première rencontre avec le nouveau résident de la rue de Varenne. Michel Barnier a donc reçu les principaux syndicats agricoles à l’exception du Modef. Pour la FNSEA, la Coordination rurale et la Confédération paysanne, l’impression est plutôt bonne, et certains sont même agréablement surpris.

Coordination rurale et Confédération paysanne satisfaites

Les deux syndicats agricoles minoritaires, Coordination rurale et Confédération paysanne, sont sortis satisfaits de cette première entrevue. Reçus séparément pendant environ une heure, les responsables syndicaux ont trouvé un ministre « volontaire » et « empreint d’une vision pour l’agriculture française ». Ils ont souligné et apprécié le volontarisme affiché et la vision à long terme du ministre.

La Coordination rurale a notamment relevé l’attachement du ministre « à rendre à l’agriculture des perspectives d’avenir, bâties sur une Pac du XXI e siècle rénovée et légitime, dans une Europe ouverte et élargie » . Elle se satisfait également du souci du ministre de « faire du Grenelle de l’environnement un débat constructif avec les agriculteurs et non pas un procès à charge de l’agriculture ».

La Confédération paysanne a découvert un «ministre qui a des idées et qui veut être conscient des problèmes». Régis Hochard, porte-parole du syndicat minoritaire a indiqué qu’il avait entendu et apprécié les propos de Michel Barnier qui veut « inventer une agriculture dans laquelle il y ait du monde, et pour la France une agriculture et une alimentation non aseptisée », reprenant les mots du ministre.

Certaines prises de position personnelles ont été fortement appréciées, notamment concernant les OGM au sujet desquels Michel Barnier s’interrogerait, en particulier sur leur intérêt en agriculture, en insistant sur la distinction avec leur utilisation dans l’industrie pharmaceutique. Concernant les biocarburants, le ministre « préfère parler d’agrocarburant », et souhaite «réfléchir à la question au travers de l’aspect économique et de l’occupation des sols», selon la Confédération paysanne.

La FNSEA paraît plus réservée

Le premier syndicat agricole français, contrairement aux deux minoritaires n’a pas communiqué suite à son entrevue avec Michel Barnier. Toutefois, interrogé par La Dépêche - Le Petit Meunier, Dominique Barrau, secrétaire général du syndicat majoritaire, a déclaré « sentir un partage sur les nouveaux enjeux ». Mais certains mots inquiètent la FNSEA : « il a une approche durable. Nous sommes préoccupés par cette vision. Il ne faut pas se priver d’un véritable débat rationnel ». Sur les biotechnologies, sans prôner le tout OGM, la FNSEA appelle le ministre à laisser faire la recherche qui doit pouvoir travailler.

Les Jeunes agriculteurs quant à eux se sont dits « en phase » avec le ministre. Michel Barnier « se retrouve dans notre pacte alimentaire et la promotion de l’agriculture durable que nous avons défendu dans notre rapport d’orientation d’épinal», a déclaré Philipe Meurs, le président des JA.

Un point fait l’unanimité auprès des syndicats, leur préférence pour Michel Barnier qui a une «véritable ambition européenne» et « redonne de l’ampleur à l’agriculture», par rapport à Dominique Bussereau. Mais maintenant que les présentations sont faîtes, tous « attendent des actes après les beaux discours».

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