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Pomme de terre primeur : stabilité des surfaces en 2005

Les premières estimations du ministère de l’Agriculture (Scees) font apparaître une stabilité des surfaces, après plusieurs années de baisse.

LA PRODUCTION de la campagne, qui démarre avec un peu de retard en raison des gelées de février-mars, devrait être supérieure à celle de l’an dernier dès le mois de mai. Cependant, la pomme de terre primeur souffre de la présence de stocks importants de pommes de terre de conservation, ce qui pénalise sa commercialisation. La concurrence des produits d’importation reste heureusement mesurée.

Surface : 8.900 ha (stabilité)

Après plusieurs années de baisse, les surfaces en pomme de terre primeur devraient globalement se stabiliser, selon les premières estimations du Service centrale des études et enquêtes statistiques (Scees) du ministère de l’Agriculture. Les surfaces destinées à la production pour le marché du frais continueraient toutefois à baisser dans le Sud-Ouest au profit de celles pour la transformation.

Globalement, les évolutions de surfaces sont cependant contraires selon les bassins de production : la baisse des surfaces dans l’ouest du pays, dans l’Ile de Ré en particulier où certains départs de producteurs à la retraite ne sont pas remplacés, serait compensée par une progression équivalente des surfaces dans le Sud. L’Ouest et le Sud-Est restent les deux principaux bassins de production, avec des surfaces équivalentes.

Production : 228.400 t (+3%)

Grâce à de meilleurs rendements, la production de la campagne 2005 devrait progresser légèrement par rapport à celle de l’an dernier. Cette hausse prévisionnelle des quantités produites est imputable aux bassins du sud du pays, les productions de l’Ouest resteraient au même niveau que celles de l’an dernier. Quelque 14 % de la production prévisionnelle de la campagne est destinées aux industries de transformation.

Retard végétatif de 10 jours environ

La pomme de terre primeur connaît un retard végétatif d’une dizaine de jours du fait des gelées de la fin février-début mars. Toute la production sous tunnel de l’Ile de Ré et de Noirmoutier a pu cependant être récoltée et celle sous bâche est en cours de ramassage. Ailleurs, les mises en place ont pu être réalisées dans des conditions satisfaisantes. Les pluies abondantes d’avril ont favorisé une bonne croissance des plants et permettent d’espérer de bons rendements, ainsi qu’une récolte dans les mêmes délais qu’habituellement. Les quantités produites en début de campagne sont inférieures à celles de l’an dernier mais la tendance devrait s’inverser dès le mois de mai.

Stocks importants de pommes de terre de conservation

En ce début de la campagne, le marché de la pomme de terre primeur souffre de la présence de stocks importants de pommes de terre de conservation, dont les cours ont été réajustés à la baisse. Cette situation pénalise le développement commercial de la pomme de terre primeur.

Différentes origines sont par ailleurs présentes sur le marché avec un niveau d’offre variable : bon niveau en produits israéliens, moindres disponibilités en pommes de terre primeur marocaines (touchées par le froid), premières mises en marché de produits italiens. Du côté de l’offre française, les premiers lots de pommes de terre primeur en provenance du Roussillon ont été commercialisés aux côtés des produits des îles de Ré et de Noirmoutier.

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