Perspectives mondiales [Coronavirus - Covid-19] Impact du Covid19 limité sur les matières premières agricoles, contrairement au secteur énergétique, pour Philippe Chalmin.
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Entre janvier et la fin du mois d’avril, l’ensemble des indicateurs surveillés par le cercle Cyclope affichaient une baisse globale de 42 %, a indiqué Philippe Chalmin, fondateur et dirigeant de Cyclope, pour débuter la conférence de presse dédiée à la sortie de l’édition 2020 de l’ouvrage de référence sur les matières premières.
Une chute importante qu’il convient de détailler puisque sans la présence du pétrole dans le calcul, ce retrait n’est plus que de 10 %. « L’énergie, au sens le plus large, aura été la principale victime » de la crise du Covid 2019, en conclut Philippe Chalmin. « la chute des prix du gaz naturel a été tout aussi spectaculaire que celle du pétrole, et dans le sillage, le charbon, malgré la résilience des importations chinoises, a connu un net recul », précise le rapport. Pour autant, le coronavirus qui a conduit au net ralentissement de l’économie à partir de février ne saurait expliquer l’ensemble de la baisse des cours du pétrole, des éléments géopolitiques précurseurs ayant déjà permis d’entamer le processus de baisse. Un recul qui s’est amplifié par la suite avec le développement de l’épidémie de Covid-19.
Côtés grandes cultures (notamment pour la partie Grains), la crise du Covid n’a pas eu d’impact très significatif sur les grands éléments fondamentaux du marché, antérieurs à la pandémie et à ses conséquences. À l’exception toutefois du marché du maïs aux États-Unis très touché par l’effondrement des cours du baril de brut puisque la céréale trouve habituellement un débouché massif dans l’industrie du bioéthanol outre-Atlantique.
Ainsi les cours du contrat Maïs sur le marché à terme de Chicago ont sérieusement dévissé lorsque le pétrole a amorcé sa chute. Un élément qui vient ainsi s’ajouter à des fondamentaux déjà baissiers, puisque les États-Unis pourraient engranger leur plus grosse récolte cette année, et l’Ukraine est partie pour afficher un excellent niveau de production également. Alors doit-on s’attendre à un effondrement des prix ? Sans problème climatique, « une forte chute des prix est à prévoir », estime Philippe Chalmin.
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Pour le reste, « Quelques tensions ont été observées sur les marchés du blé et du riz, mais la situation reste excédentaire. Donc sauf incident majeur climatique, nous nous préparons à une campagne assez exceptionnelle », estime Philippe Chalmin. Pour lui, la pandémie mondiale et le confinement dans certains pays n’a « pas eu d’impact si important que ça… Sauf de montrer les limites des économies des uns et des autres ».
Publié chaque année depuis 1986, le rapport Cyclope est le fruit du travail du Cercle Cyclope qui regroupe analystes, universitaires, journalistes et négociants, pour confronter leur vision sur les principaux marchés de matières premières. Le Cyclope est devenu au fil des années un outil de référence concernant les marchés mondiaux des commodités.
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