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Nutrition animale et élevage : même combat

Le Snia réaffirme son soutien à l’élevage français contre les activistes anti-viande en rappelant les aspects positifs sur lesquels communiquer.

François Cholat, président du Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale.
© Snia

« Nous ne pouvons plus rester silencieux face à la violence des attaques dont les filières animales sont la cible », lance François Cholat, président du Snia (Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale), lors de la conférence du 28 août à Paris. « Le secteur de la nutrition animale s’oppose farouchement au discrédit dont l’élevage et toutes les filières animales font l’objet aujourd’hui », poursuit le président. Il souligne, avec ses trois vice-présidents (Ludovic Michel, Pascal Pringault et Jean-Michel Boussit), les éléments concrets pour construire une communication positive : la diversité des productions françaises (du bio aux premiers prix, en passant par les labels et les certifications privées), les exploitations agricoles traditionnelles (à opposer aux feedlots* américains), la réduction des utilisations de soja (divisées par deux en quinze ans grâce au colza, au tournesol et à la protéine des céréales) et le soutien aux productions de protéines nationales, etc., sans oublier le « zéro déforestation » à échéance 2025 promue par Duralim. L’une des inquiétudes est de voir disparaître les éleveurs, dégoûtés par les attaques dont leur métier fait l’objet.

Ne pas penser que bio ou label

L’autre crainte est de voir progresser les importations de produits d’entrée de gamme. Le cas du poulet de chair est significatif : la consommation monte mais la production française baisse (-5 % au 1er semestre) au profit de l’import. Même dans l’UE, les dynamiques sont différentes avec la forte poussée de la Pologne, qui vient concurrencer l’aviculture française. La montée en gamme ne doit pas faire oublier la nécessité de produire sain et sûr mais moins cher pour satisfaire tous les portefeuilles. Les industriels ont rappelé les outils qu’ils ont mis en place collectivement avec les autres syndicats de la nutrition animale française pour assurer la sécurité des aliments, à savoir Oqualim et les plans collectifs d’analyse qui resserrent le maillage des contrôles.

* Parcs d’engraissement industriels et intensifs de bovins.

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