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Nouveau raffermissement des cours

BLÉ TENDRE : l’achat algérien redonne de l’espoir
Les cours du blé tendre se raffermissent encore cette semaine. La faiblesse de l’euro est l’une des principales raisons de cette fermeté retrouvée. En effet, la faiblesse de la monnaie européenne face à sa concurrente nord américaine a permis aux productions européennes, et donc françaises, de retrouver de l’intérêt sur la scène internationale. Les exportations européennes se portent plutôt bien. Les exportateurs ont demandé des certificats à l’export pour un volume de 440.000 t de blé tendre la semaine dernière. Le port de Rouen, quant à lui, a traité 186.000 t de blé essentiellement dirigées vers l'Afrique du Nord. Les aléas climatiques actuels, notamment le manque d’eau qui se poursuit, inquiètent les producteurs et les organismes stockeurs qui hésitent de plus en plus à s’engager sur la prochaine campagne. Pour finir, l’annonce ce mercredi matin de l’allègement du stock de blé tendre a également raffermi les cours. 

MAÏS : l’euro permet une bonne activité portuaire
Plus compétitif grâce à la déprime de l’euro face au dollar, le maïs français retrouve des couleurs à l’export, notamment vers le Portugal et l’Irlande. Sur le marché intérieur, les volumes échangés sont rares compte tenu du manque de compétitivité du produit face à l’orge fourragère.
Toutefois, la nutrition animale passe tout de même aux achats, pour la fabrication d’aliment volaille notamment. Le Rhin génère quant à lui quelques affaires routinières.

BLÉ DUR : ferme avec la demande
La demande conjuguée à une offre limitée fait logiquement progresser les cours. L’activité est limitée.

ORGE DE BRASSERIE : attentisme
Les opérateurs attendent d’avoir plus de visibilité pour se présenter sur le marché.

ORGE DE MOUTURE : petite hausse
Les cours progressent avec ceux du blé. Toujours bien placé en terme de prix, l’orge fourragère continue de générer des affaires à destination de la nutrition animale.

TOURTEAUX : peu actif en général
En soja, les prix ont peu évolué, la baisse sur Chicago étant compensée par la fermeté du dollar et la hausse de la prime Fob au Brésil. Le marché est peu actif. Les prix du tournesol restent soutenus avec peu d’échanges rapportés. En colza, les cours s’effritent. Les affaires sont limitées, les acheteurs étant couverts sur le rapproché.

PROTÉAGINEUX : inactif
Les prix des pois fourragers ont progressé sur les deux campagnes, accompagnant la bonne tenue des marchés céréaliers. L’activité est réduite sur le physique.

ISSUES DE MEUNERIE : la tension se maintient
Les cours des issues ont continué à gagner du terrain, en raison d’une offre trop faible, alors que la demande - notamment pour des réapprovisionnements des fabricants d’aliments - est plus importante. Le manque de disponibilité en coproduits d’amidon­nerie sur le marché français explique également cette fermeté.

DÉSHYDRATÉS : hausse des prix, acheteurs attentistes
Les cours des pulpes de betteraves et luzernes déshydratées se sont appréciés dans le sillage des protéines végétales. La hausse des prix observée sur les semaines précédentes a freiné l’activité. Cette dernière s’est concentrée sur les échéances rapprochées. Des positions livrables sont rapportées, mais l’attentisme domine.

CO-PRODUITS : recul en poudre de lait
Le marché de la poudre de lait affiche des cours en regression. En lactosérum, le marché n’enregistre pas d’affaires en disponible mais de nombreux vendeurs offrent des volumes à des niveaux inférieurs à la cotation, diffusée cette semaine et qui correspond aux dernières affaires traitées en spot. Les prix des PSC ont été stables à baissiers en raison d’une petite semaine pour l’activité. Les affaires se sont traitées au quotidien pour des échéances rapprochées. Le mois de mai est traditionellement calme en raison des jours fériés et de la transition hiver/printemps. En pailles et fourrages, les prix sont restés fermes à la faveur d’une activité s’étant prolongée en raison de la persistance du mauvais temps. Grâce à cela, les stocks de reports seraient moindres que prévus.

PRODUITS DIVERS: faible activité
Le marché de la graineterie a vécu une petite semaine entraînant une activité limitée. Les affaires ont tourné autour de quelques réapprovisionnements classiques. En semences fourragères, les échanges ont tourné au ralenti après le frémissement observé au printemps. Des stocks bas des acheteurs et les volumes en baisse attendus pour la prochaine campagne, laissent penser qu’une reprise est possible.

OLÉAGINEUX : Prix toujours fermes 
Les cours du colza sont restés stables voire haussiers sur la semaine dans un contexte climatique toujours sec sur la moitié nord de la France. Une activité limitée a eu tendance à freiner la hausse des cours. Cependant, une parité monétaire favorable aux exportations a expliqué cette bonne tenue des cours du colza. Outre-Atlantique, les cours du soja se sont en revanche repliés en raison de bonnes conditions climatiques sur l’ensemble des zones de production. Ainsi, au 16 mai, 38% des sojas américains auraient été semés, contre 35% en moyenne sur les cinq dernières années. Pourtant, l’USDA faisait état d’une diminution de 8Mt dans son dernier rapport sur les niveaux mondiaux de production. Enfin, un baril de pétrole retombé aux alentours des 71$ à New York n’a pas permis de valoriser les débouchés énergétiques des cultures oléagineuses.
Les cours du tournesol sont restés sur les mêmes prix fermes en raison d’une bonne tenue des huiles et d’un manque de disponibilités au niveau mondial.

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