Aller au contenu principal

Opinion
“Nous contribuons encore au financement du FNGCA”

Philippe Pinta, président d’Orama, revient sur la fin de l’indemnisation par le FNGCA

« À l’occasion d’un débat au Sénat sur une proposition de loi sur l’assurance récolte, Michel Barnier a indiqué que les grandes cultures ne seront plus indemnisées par le Fonds national de garantie des calamités agricoles (FNGCA). Qu’en pense Orama, le syndicat majoritaire des producteurs de grandes cultures ? »

 

Philippe Pinta : Un aspect important de cette réforme a été tu devant le Sénat : tout en ne pouvant plus être indemnisés par le Fonds national de garantie des calamités agricoles pour des pertes de récoltes, nous devrions cependant continuer à contribuer à son financement comme par le passé. C’est d’autant moins admissible que, sur le plan financier, les conditions d’accès au nouveau système de gestion des risques que nous propose par ailleurs le gouvernement sont quasiment rédhibitoires.
Je rappelle ce qu’il en est : en substance, des améliorations seraient apportées à la déduction pour aléas [DPA, système d’épargne de précaution encouragé fiscalement pour faire face durant les années difficiles, NDLR], l’accès à cette DPA étant désormais conditionné à la souscription d’une assurance récolte.

Le problème est que l’aide à la prime d’assurance récolte – de tels soutiens existent partout dans le monde, sinon les primes coûteraient trop cher – serait abaissée de 35 %, son niveau actuel, à 25 %. S’ajoutant au maintien de la contribution des producteurs au financement du FNGCA, ce surcoût risque fort de détourner les exploitants des grandes cultures de l’assurance récolte et de les empêcher du même coup d’utiliser la DPA. Il faut quand même que le gouvernement s’en persuade, des outils efficaces et accessibles de gestion des risques sont plus que jamais indispensables à l’heure où la volatilité des prix et l’envolée des charges font peser encore plus d’aléas sur nos exploitations.

Les plus lus

Graphique de production française d'aliments pour animaux en 2023, 2024 et 2025.
Nutrition animale : la production française d’aliments composés s’accroît de 1,1 % en 2025

La production française d’aliments composés a progressé, pour la deuxième année consécutive, passant de 18,65 Mt à 18,86 Mt…

Pellet de tourteau de colza au creux de deux mains jointes.
Marché bio : un resserrement inhabituel des prix entre les tourteaux de soja et de tournesol

Le marché biologique des tourteaux se distingue actuellement par un resserrement inhabituel des niveaux de prix.

Les impacts à venir de la guerre entre l'Iran et Israël/Etats-Unis sur les marchés agricoles

Après trois jours de hauts et de bas sur les marchés à terme agricoles, que faut-il avoir à l'esprit dans l'hypothèse où le…

Photo des dirigeants d'Euralis : de gauche à droite, Christophe Congues, président d’Euralis, et Thomas Chambolle, directeur général d’Euralis.
Euralis enregistre une progression de son résultat net en 2024-2025

Bien qu’encore négatif, le résultat net d’Euralis a progressé sur la campagne commerciale 2024-202 par rapport à la précédente…

Meunerie française, une santé fragile et une problématique d’importation

L’Association nationale de la meunerie française (ANMF) publie une étude commandée à la Banque de France sur l’état économique…

Julien Darley et Alexandre Jonet, traders pour Granit Négoce
« Nous ne sommes pas optimistes sur le redéveloppement de la prime brassicole d’ici à la fin 2026 », affirme Julien Darley, directeur général de Granit Négoce

Pour les traders de Granit Négoce, filiale d’Axéréal, seul un événement climatique adverse sur la récolte 2026 pourrait…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne