Nord céréales : retour à une campagne céréalière quantitative et qualitative en 2025-2026
Après une récolte céréalière en 2024 catastrophique qui avait amputé de 70 % les exportations de Nord céréales entre les campagnes 2023-2024 et 2024-2025, les bonnes moissons en 2025 ont permis de revenir à des niveaux de chargement corrects en 2025-2026, mais qui restent inférieurs aux niveaux enregistrés en 2023-2024 et 2022-2023.
Après une récolte céréalière en 2024 catastrophique qui avait amputé de 70 % les exportations de Nord céréales entre les campagnes 2023-2024 et 2024-2025, les bonnes moissons en 2025 ont permis de revenir à des niveaux de chargement corrects en 2025-2026, mais qui restent inférieurs aux niveaux enregistrés en 2023-2024 et 2022-2023.
En 2025-2026, le prestataire de services Nord céréales, installé sur le port de Dunkerque, a exporté 1 848 000 t de produits agricoles, quasi exclusivement des céréales à paille, soit le triple du volume chargé en 2024-2025 (606 237 t), qui avait enregistré la pire récolte de ces quarante dernières années.
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Cependant, le tonnage expédié lors de la campagne qui vient de s’achever n’est pas revenu au niveau de celui des campagnes commerciales 2023-2024 (2 070 947 t) et 2022-2023 (2 195 000 t). Il est même inférieur à la moyenne triennale (calculée sur 2021-2022/2023-2024).
Diversification des produits agricoles exportés
Les exportations de blé tendre et d’orge fourragère en 2025-2026 sont respectivement en baisse de près de 10 % (à 1 450 000 t) et 20 % (à 372 000 t) par rapport à la campagne de référence 2023-2024.
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Les chargements de pulpe de betterave déshydratée sont quant à eux en hausse, ayant plus que quadruplé d’une campagne sur l’autre (à 26 000 t). On notera l’exportation de 12 000 t de drêche de blé, contre 0 t en 2024-2025.
Hausse des importations de granulé de bois
Nord céréales enregistre une croissance du volume de granulé de bois réceptionné, de plus de 40 % à 85 000 t. Et ce, en lien avec l’augmentation de la consommation locale de ce combustible.
On ajoutera à ses trafics, le quadruplement d’une campagne sur l’autre du transit de maïs en provenance d’autres ports français vers l’étranger, qui représente 210 000 t manutentionnées.
Multiplication des destinations à l’exportation
En termes d’exportations, Nord céréales a su diversifier sa clientèle en 2025-2026 pour s’adapter à un marché mondial très volage d’une campagne à l’autre. Et ce, grâce à une campagne de promotion de l’origine Nord France à l’étranger, soutenue par le retour d’une récolte 2025 quantitative et qualitative avec de bonnes teneurs en protéines et de bons poids spécifiques (PS) en blé tendre comme en orge fourragère.
Des exportations vers la Chine qui passent de 80 % à moins de 1 % en deux campagnes
« Durant la campagne 2023-2024, 80 % du tonnage exporté par Nord céréales est parti sur la Chine, les 20 % restant étant à destination de l’Afrique du Nord (Egypte, Maroc et Algérie) », a rappelé Charles Descamps, directeur général de Nord Céréales, lors d’une interview en date du 30 juin 2026. A contrario, l’exercice commercial qui vient de s’achever comptabilise une multitude de pays importateurs d’Afrique de l’Ouest, du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est. De nouvelles destinations qui viennent contrebalancer l’absence de l’Algérie pour raison diplomatique et la baisse drastique des achats chinois, qui représente moins de 1 % des exportations céréalières du terminal portuaire dunkerquois en 2025-2026 !
Dans le détail, le blé tendre et l’orge fourragère ont principalement trouvé preneur au Maroc (478 000 t) et en Égypte (406 000 t), puis dans une moindre mesure dans l’Union européenne (172 000 t), en Thaïlande (130 000 t), Arabie saoudite (124 000 t), en Chine (114 000 t) et en Jordanie (103 000 t). Les autres clients céréaliers sont le Bangladesh, la Mauritanie, le Congo, la Tunisie et le Côte d’Ivoire, pour des tonnages inférieurs à 100 000 t.
La pulpe de betterave déshydratée et la drêche de blé ont quant à elles traversé la Manche en direction du Royaume-Uni et de l’Irlande.
S’agissant des importations de granulé de bois, ils proviennent pour les trois quarts de l’Union européenne (Portugal, Estonie) et pour le quart restant des Etats-Unis (Louisiane).
L’orge fourragère sur l’hinterland de Dunkerque semble satisfaisante
« Nous avons commencé à recevoir les premiers lots d’orge fourragère en début de semaine [derniers jours de juin, NDLR]. Si au champ les rendements sont moyens et hétérogènes, la qualité est bonne dans l’absolu mais à un degré moindre que l’an dernier. Reste à savoir si elle va le demeurer au fil des prochaines réceptions », s’interroge Charles Descamps.
Concernant le blé tendre, le terminal portuaire dunkerquois n’en avait pas encore reçu et attendait impatiemment d’en connaître les caractéristiques.
Un objectif d’exportation entre 1,8 Mt et 2 Mt de céréales en 2026-2027
« Nous avons dans l’idée d’exporter entre 1,8 Mt et 2 Mt de céréales en 2026-2027 », projette le dirigeant de Nord céréales. Il s’agit d’un tonnage intermédiaire entre les chargements enregistrés la campagne dernière, en 2025-2026, et celles d’il y a deux ans, en 2023-2024.
« Pour l’heure, nous n’avons pas de programme de chargement sur la campagne qui débute, ce qui est habituel. Tout devrait se décanter cet été », explique Charles Descamps. De fait, les importateurs attendent d’avoir le profil de la récolte 2026 pour se positionner.
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