L'appli RÉUSSIR vous accompagne désormais partout. Accédez à tous vos contenus en un clic.
« Nous sommes très contents de nos résultats sur la première partie de la campagne commerciale 2020/2021. Nous avons de fait exporté 1 480 000 t de céréales du 1er juillet au 31 décembre, dont 1 280 000 t à destination de la Chine », s’est réjoui Joël Ratel, directeur général de Nord Céréales, le principal terminal agri-agro du port de Dunkerque. Dans le détail, le silo portuaire a expédié, sur la période, 1 230 000 t de blé tendre, 204 000 t d’orge fourragère et 43 000 t d’orge de brasserie. « Sur janvier-juin, les chargements seront moins conséquents que sur la première moitié de la campagne, en raison d’un disponible exportable limité car fortement sollicité jusqu’ici. Et ce, alors que la Chine est toujours présente à l’achat », estime Joël Ratel.
La Chine a été une aubaine pour le port dunkerquois. « Nous avons enregistré une bonne campagne 2019/2020, grâce à la Chine », a commenté Joël Ratel. Les exportations de grains de Nord Céréales sur la campagne 2019/2020 se sont élevées à 2 845 194 t (contre 1 619 329 t en 2018/2019), la Chine représentant à elle seule plus de 1 200 000 t chargées (blé tendre et orge). Dans le détail, le silo portuaire dunkerquois a expédié, la campagne dernière, 2 461 154 t de blé tendre (contre 1 304 136 t en 2018/2019), 294 666 t d’orge fourragère (contre 274 135 t), 48 165 t d’orge de brasserie (contre 0 t) et 41 209 t de pulpes de betterave déshydratée (contre 41 058 t).
« La pandémie de Covid-19 a plutôt été bénéfique à nos exportations sur pays tiers, les chargements sur l’Union européenne à partir de notre hinterland ayant été moins élevées qu’à l’ordinaire », explique Joël Ratel.
« En 2020, nous avons installé un dispositif de dépressurisation sur le silo principal, qui permet de capter les poussières et ainsi abaisser le risque d’explosion. Opérationnel en décembre 2020, il représente un investissement de 1,3 M€ », souligne le directeur général de Nord Céréales.
« Cette année, d’importants travaux sont en cours, notamment, avec le recamping [renovation] de la tour PAD, datant de 1966, pour un montant de 4,3 M€ », ajoute Joël Ratel. Il s’agit de l’outil de manutention qui permet de transférer les grains du silo principal vers les silos d’extension. Les travaux viennent juste de débuter et seront normalement terminés en juillet prochain. « Nous allons pouvoir correctement travailler jusqu’à la fin mars, puis l’activité ralentira », précise le dirigeant de Nord Céréales. Un autre investissement correspond à l’électrification du silo principal qui date de 1985. « Les travaux vont s’étaler sur 2021 et 2022, sans gêne sur l’activité. »
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Par ailleurs, Nord céréales vient d’acheter un nouveau portique de chargement maritime. D’une cadence de 1 200 t/h, il sera opérationnel en juin 2022, en lieu et place du portique existant, qui présente la même cadence mais qui date de 1985. « Au total, les installations de Nord Céréales présentent une capacité de chargement de 2 200 t/h », souligne Joël Ratel.
Enfin, « Dunkerque Port va reboucher, à partir de 2021, une partie de la darse [entre le quai de Grande-Synthe Est et l’appontement QP2, cf. encadré] et ainsi nous mettre à disposition une plateforme de 9 000 m2. Cette dernière va nous permettre d’installer un nouveau silo de stockage de 49 000 t, opérationnel à partir de 2022 », explique Joël Ratel. Cette opération permettra à Nord Céréales de disposer à terme d’une capacité totale de stockage de 380 000 t.
L’humidité ambiante pourrait pénaliser certaines parcelles dans les « bas champs » (qui se trouvent en dessous du niveau de la mer) de l’hinterland du port de Dunkerque, en raison d’un risque élevé d’inondation. « Cependant, il n’y a rien d’alarmant, le pourcentage de cultures dans cette situation étant peu significatif », tempère Joël Ratel.
Le dirigeant de Nord Céréales rappelle que « cela fait trois ans que le blé tendre cultivé dans la région est de bonne qualité ». Et d’ajouter : « Il faut continuer ainsi pour rester maître de notre destin à l’exportation. »
Reussir Lait publie chaque mois un baromètre des prix de base pour un lait avec 38 g de matière grasse et 32 g de…
L’évolution des prix du colza et du tournesol français entre le 20 et le 21 octobre 2026, expliquée par La Dépêche Le petit…
L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 20 et le 21 octobre 2026, expliquée par La Dépêche Le…