COTidienne
Marchés des céréales du 26 août - Coup de chaud sur le blé coté sur le Cbot et sur Euronext, le maïs aussi en hausse mais de façon moindre
L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 25 et le 26 août 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 25 et le 26 août 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les essentiels :
- Les déclarations du président russe sur le conflit avec l’Ukraine font bondir les cours mondiaux du blé.
- Le maïs états-unien continue d’intégrer les résultats du Pro Farmer Crop Tour et de la dégradation des conditions de culture.
Les cours des contrats sur le blé coté sur le Cbot ont bondi ce mercredi 26 août 2026 : + 45 cts$/boiss., à 748,25 cts$/boiss. (767, 50 cts$/boiss.au plus haut en séance) pour l’échéance la plus traitée de décembre 2026 et + 44 cts$/boiss., à 765,25 cts$/boiss. (783,25 cts$/boiss. au plus haut en séance) pour celle de mars (deuxième la plus active). La hausse vaut pour toutes les échéances et est supérieure à 22 cts$/boiss. pour toutes les échéances jusqu’à celle mars 2028. En maïs, le terme le plus travaillé de décembre a gagné 13 cts$/boiss., à 536,50 cts$/boiss., et celui de mars (deuxième le plus dynamique) 12,25 cts$/boiss., à 550,75 cts$/boiss. La hausse a été supérieure à 10,50 cts$/boiss. pour toutes les échéances jusqu’à mai 2028 compris. Sur Euronext, les cours du blé ont également progressé ce mercredi : + 8,50 €/t, à 245,25 €/t, pour le terme le plus actif de décembre 2026 et + 6,75 €/t, à 245,50 €/t, pour celui de mars 2027. La hausse vaut pour toutes les échéances et est supérieure à 5,25 €/t pour toutes les échéances allant jusqu’à septembre 2027 compris. En maïs, les cours ont clôturé en hausse d’1,25 €/t, à 262,50 €/t sur l’échéance la plus traitée de novembre 2026 et de 3 €/t, à 257,50 €/t, sur celle de mars 2027. Les cours avaient tendance à reculer sur les termes suivants novembre 2027. Sur les marchés physiques hexagonaux, le blé meunier en rendu Rouen, sa place de référence, a grimpé de 9 €/t sur la période octobre-décembre 2026, entre le 25 et le 26 août 2026.
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Le blé coté sur le Cbot a très fortement réagi aux propos du président russe hier, sur le fait que les négociations actuelles sont un échec entre la Russie et l’Ukraine et une possible accentuation de la dureté du conflit entre la Russie et l’Ukraine (de nouveaux bateaux ont été endommagés ce mercredi), ces déclarations signifiant que les difficultés à exporter des grains et des huiles en provenance de la zone mer Noire sont de nature à s’accroître. La séance a été dominée par des achats techniques et de la part des fonds. L’origine États-Unis n’est toujours pas plus sollicitée par les acheteurs internationaux. Sur le plan domestique, les opérateurs surveillent la moisson des blés de printemps et la météorologie à venir pour les semis d’hiver.
Les propos du président russe ont aussi pesé à la hausse sur Euronext. Dans son rapport hebdomadaire de positions des traders, Euronext signale, au vendredi 21 août 2026, que les opérateurs financiers ont augmenté leur position nette longue sur le blé (d’environ 22 800 lots) pour atteindre environ 149 200 lots. Les conditions globalement sèches actuellement en Ukraine pourraient par ailleurs ralentir le début des semis de blé d’hiver dans le pays. En Russie, les prix à l’exportation continuent de perdre très fortement du terrain (entre 24 et 35 $/t en fonction des qualités). À noter aussi que les niveaux d’eau du Danube sont toujours extrêmement bas, limitant encore plus les exportations de grains de la Bulgarie et de la Roumanie et celles également de l’Ukraine via les ports de Reni et d’Izmaïl. En Turquie, le traditionnel approvisionnement en blé meunier à partir d’Ukraine est très limité à ce jour. Le pays cherche donc à s’approvisionner autrement, notamment en considérant les disponibilités en origine Pays Baltes, Bulgarie et Roumanie selon UkrAgroConsult, rapportant des propos tenus par Mehmet Mesut Çakmak, président de la Fédération des industriels de la farine en Turquie, interrogé par S & P Global. Il précise aussi que la nature des contrats d’achat change : contrats courts, flexibilité sur les embarquements…
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Le maïs coté à Chicago a connu aussi une séance à la hausse, moindre qu’en blé cependant, avec des achats techniques et de la part des fonds comme fil rouge. Les opérateurs continuent d’intégrer les résultats du Pro Farmer Crop Tour et des changements de conditions de culture publiées par l’USDA lundi, considérant que l’USDA devra abaisser le rendement à paraître en septembre lors de la publication du Wasde. D’autant que d’autres estimations privées sont venues confirmer les baisses annoncées par le Pro Farmer Crop Tour en fin de semaine dernière.
Sur Euronext, les acteurs sont demeurés plus modérés, intégrant certes les difficultés d’approvisionnement en provenance de la zone mer Noire, mais considérant aussi le recul du prix du pétrole. Dans son rapport hebdomadaire de positions des traders, Euronext signale, au vendredi 21 août 2026, que les opérateurs financiers ont augmenté leur position nette longue sur le maïs (d’environ 3 000 lots) pour atteindre environ 10 800 lots. La Bourse de Buenos Aires a annoncé qu’elle prévoyait une sole de 8,4 Mha en Argentine pour la saison 2026/27, un niveau stable sur un an et supérieur à la moyenne sur cinq ans. Sur les marchés physiques hexagonaux, le maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, a gagné 2 €/t sur la période octobre-décembre 2026, entre le 25 et le 26 août 2026.