Le rebond des engrais azotés, notamment de l’urée, est dû aux effets conjugués d’un regain de la demande internationale, notamment en Amérique du Sud et d’une offre réduite s’expliquant en partie par les incertitudes planant sur les coûts de production, liées à un prix du gaz très volatil. Une tendance qu’accentue la suspension du corridor céréalier ukrainien décidé par les Russes mi-juillet. La remontée de la parité euro-dollar atténue néanmoins ces hausses.
L’ammonitrate affiche aussi de nouvelles augmentations de prix, dans le sillage de l’urée et de la solution azotée. Mais dans l’hémisphère nord, le réveil de l’activité en cette période estivale reste timide pendant les moissons, avec à la fin du mois, quelques soubresauts de prise de position, augurant d’un redémarrage. Ces remontées des prix touchent peu les engrais phosphatés, dont les cours restent plutôt stables. Même tendance pour la potasse dont le prix, malgré les baisses, reste encore supérieur de 100 euros/tonne à celui d’il y a deux ans.
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