Dans ce contexte, les prix continuent leur ascension flirtant avec les 1000 euros/tonne, et des usines ferment leurs lignes de production : en Europe, 60 % d’entre-elles seraient à l’arrêt. Si la France est moins touchée car pouvant importer aussi de l’ammoniac, la flambée des coûts de production des engrais et le recul des ventes les font tourner au ralenti. Pour limiter les pertes, les deux leaders du marché – Borealis et Yara – ont choisi de procéder à des opérations de maintenance.
Une pénurie d'ammonitrate
La crainte de pénurie d’ammonitrate est réelle, estompée pas un recul des achats de ce produit par les agriculteurs recherchant d’autres solutions, réduisant les doses, et se tournant plutôt vers la solution azotée américaine importée dont les prix sont un peu moins élevés malgré la parité.
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Toutefois, les cours des engrais restent très fermes au niveau international, renforcés par le coût du fret, et la chute de la parité euro-dollar malgré les rebonds de début septembre venant alléger un peu le prix des importations. Sa dégringolade à 0,96 dollar le 27 septembre détériore encore la situation.
Cependant L’urée se replie un peu en fin de mois à la suite d'une demande en retrait sur le marché international, notamment indien. De leur côté, les cours des engrais phosphorés enregistrent un léger recul en ajustement à un marché plutôt en retenu suite aux risques de récession mondiale annoncée. Quant à la potasse, son prix reste stable mais toujours historiquement élevé, malgré une demande atone.
Prix des engrais au stade du distributeur (paiement à 30 jours)