COTidienne
Marché des céréales du 7 mars 2025 - La suspension de certaines taxes à l’importation états-uniennes avec le Mexique et le Canada rassure les marchés
L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 6 et le 7 mars 2025, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les prix du blé s’inscrivaient toujours en baisse sur le CBOT à Chicago entre le 6 et le 7 mars 2025, mais de façon plus modérée. En revanche, le maïs a conclu la séance en hausse, soutenu par la suspension provisoire par Donald Trump jeudi 6 mars des taxes à l’importation sur la plupart des produits canadiens et mexicains concernés par les mesures précédentes. Le Mexique étant l’un des premiers importateurs de maïs états-unien, cela a quelque peu rassuré les marchés et les fonds sont repartis aux achats en maïs. Sur Euronext, les prix du blé et du maïs continuent de pâtir de la fermeté de l’euro par rapport au dollar, qui pénalise les marchandises européennes sur les marchés internationaux. Les cours des deux matières premières ont ainsi reculé sur le marché à terme européen, tandis que les prix du blé, de l’orge et du maïs ont suivi à la baisse sur les marchés physiques français.
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En France, l’amélioration des conditions de culture en blé et en orge d’hiver telles que rapportées par le rapport Céré’Obs de FranceAgriMer a également pesé sur les prix. En maïs, on assistait à quelques prises de bénéfices vendredi sur Euronext. Dans la zone mer Noire, les cultures d’hiver sont sorties de dormance en Ukraine et les apports de fertilisants de sortie d’hiver ont débuté. Il faudra cependant garder un œil sur l’humidité des sols en Ukraine et en Russie, jugée peu satisfaisante. Dans le Sud-Ouest de la Russie, le cumul des précipitations est en effet sous la moyenne, mais les chutes de neige du mois de février ont aidé à protéger les cultures et apporté tout de même un peu d’humidité aux sols. En Ukraine, les prix du maïs ont reculé sur la semaine, rapporte APK-Inform. L’agence de presse russe Tass a par ailleurs rapporté des propos du ministre russe de l’Agriculture qui envisage de ne pas mettre en place de taxes à l’importation sur la deuxième moitié de campagne si la récolte 2025 est trop faible. Enfin, le Kazakhstan et la Biélorussie se sont rapprochés sur le sujet des grains. Le Kazakhstan s’estime prêt à vendre du blé et de l’orge en Europe via la Bourse biélorusse.
Aux États-Unis, les marchés étaient quelque peu soulagés par la suspension de la plupart des mesures douanières entre le pays et ses deux voisins nord-américains. Néanmoins, Donald Trump a averti que ce répit serait de courte durée. Cela s’avérait tout de même suffisant pour orienter les cours du maïs à la hausse sur le CME. Le maïs états-unien bénéficie en effet d’une demande soutenue à l’exportation. Le rapport de l’USDA sur l’offre et la demande aux États-Unis et dans le monde sera scruté demain. Le marché s’attend à une accentuation de la tension sur le maïs états-unien. Par ailleurs, les semis de la safrinha ont progressé au Brésil pour atteindre 80 % des surfaces prévues, selon l’analyste Michael Cordonnier. La fenêtre idéale de semis est cependant terminée et le potentiel du reste des semis risque donc d’être entamé. Les pluies ont en effet retardé les emblavements dans le Mato Grosso. D’autres précipitations sont attendues cette semaine sur le reste du Brésil, ce qui devrait favoriser les levées. L’amélioration de la situation au Brésil a ainsi freiné la hausse des prix aux États-Unis. Du côté du blé, les conditions de culture sont favorables, grâce à des précipitations et à la hausse des températures sur les Plaines. Notons par ailleurs que les agriculteurs canadiens et états-uniens risquent d’être affectés par la hausse des prix des engrais potassiques et phosphatés consécutive aux tensions commerciales entre les deux pays. Stone X prévoit ainsi une progression des prix de la potasse aux États-Unis.
Enfin, la Chine a annoncé l’augmentation de 6,1 % de son budget destiné au stockage des grains, afin d’améliorer la sécurité alimentaire dans le pays.
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Fondamentaux :
Brésil, maïs, semis : 80 % des surfaces prévues pour la safrinha en fin de semaine dernière contre 86 % l’an passé à date (source : Soybean & Corn).
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