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Tour de plaine maïs
Maïs français 2021 : vers un rendement record, à 10,8-11 t/ha

Arvalis-Institut du végétal a expliqué que les rendements des parcelles non irriguées ont été particulièrement bons cette année. Attention toutefois à l’augmentation des frais de séchage.

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© WFranz-Pixabay

Arvalis-Institut du végétal a confirmé, lors du congrès de Tours les 9 et 10 novembre (organisé par l’Association générale des producteurs de maïs-AGPM), les échos collectés auprès des opérateurs ces dernières semaines : la récolte hexagonale 2021 s’annonce très bonne. « Le rendement moyen attendrait un record : 10,8-11 t/ha », déclare Thomas Joly, animateur de la filière Maïs au sein d’Arvalis-Institut du végétal.

 

 

La moisson française n’est pas encore terminée, achevée aux alentours de 65-70 % seulement en semaine 44, selon Thomas Joly, le temps plus frais en été ayant retardé le développement des plantes. Mais les très bons résultats se confirment. « Nous observons des pointes à 18 t/ha ! », se réjouit l’expert d’Arvalis-Institut du végétal, qui ajoute que les rendements sont assez homogènes sur l’ensemble du territoire, et même dans les parcelles. « D’habitude, les plantes en bord des parcelles sont un peu plus courtes. Mais, cette année, on obtient très souvent le même aspect en bordure et au centre de la parcelle », décrit-il.

Récolte française de maïs 2021 à 16,2-16,5 Mt

Sur une sole attendue à 1,407 Mha, cela engendrerait un volume 2021 de maïs grain hexagonal de 15,2-15,5 Mt. « Il faut rajouter 0,085 Mha à 0,1 Mha de transfert de maïs fourrage en maïs grain, qui donnerait 1 Mt de plus », soit 16,2-16,5 Mt, renchérit Thomas Joly.

Progression des attaques de ravageurs en début de cycle

Le début de campagne laissait planer quelques doutes sur le bon développement des plantes. « Les parcelles ont subi d’importantes attaques de ravageurs de début de cycle, obligeant parfois les producteurs à resemer », alerte Thomas Joly. Le spécialiste d’Arvalis-Institut du végétal rapporte une augmentation d’attaques de corvidés depuis deux ou trois ans, sans en connaître précisément les raisons. « Des dégâts de taupins, plus discrets, ont été constatés. Nous avons aussi relevé la présence de géomyses, surtout dans l’Ouest (Normandie, Bretagne, Pays de la Loire), de chrysomèles, très localement (est de la France) mais qui progressent, constituant des inquiétudes à l’avenir, et des sangliers », souligne-t-il. Ajoutons à tout cela quelques soucis de désherbage.

Mais la météo extrêmement favorable en été permettra de compenser tous ces problèmes. « Les pluies régulières en été à un stade crucial de développement du maïs (la floraison) ont permis de gommer toutes les complications », relève Thomas Joly. Raison pour laquelle la productivité est attendue record dans les parcelles non irriguées, à 10,1 t/ha en moyenne. A contrario, celles irriguées donnent de bons résultats, à 12,3 t/ha, sans toutefois atteindre un plus haut historique en moyenne.

Hausse des frais de séchage de 15% environ annuellement

Il faut néanmoins rester prudent, la moisson n’étant pas terminée. De plus, le taux d’humidité élevé dans les grains et la hausse des prix du gaz engendrent une hausse des frais de séchage « de l’ordre de 15 % » d'un an sur l'autre, déplore Thomas Joly. Enfin, des maïs plus humides augmentent la probabilité de présence de champignons, et donc d’apparition de mycotoxine.                       

 

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