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Luzerne déshydratée

LA CONTRACTION des productions de fourrages séchés en Europe, s’établissant à 3,69 Mt en 2008 et affichant un recul de 18 % par rapport à 2007, s’expliquerait par une forte volatilité des prix incitant les agriculteurs à s’orienter vers des cultures plus rémunératrices, puis par une baisse de la demande, consécutive à la crise des élevages laitiers. Ainsi, la production française de fourrages déshydratés, essentiellement composée de luzerne, a diminué de 25 % en 2008 pour s’établir à 825.000 t. Pourtant, l’UE enregistre un déficit protéique de 73 % en 2007, auquel la filière luzerne pourrait pallier en partie. En effet, la culture de luzerne, avec ses quatre à cinq coupes annuelles de mai à octobre, permet d’obtenir 13 t de matière sèche/ha/an, dont le taux de protéines, parmi les meilleurs, s’établit aux alentours de 2,5 t/ha. En UE, une aide de 33 €/t est accordée aux transformateurs de fourrages séchés, mais, à partir de 2012, son
découplage risque d’encore réduire les volumes de production.

Des conditions de production et de marché difficiles en France
En France, la production recule, ce qui s’explique par une diminution des surfaces de 9 %, des conditions météo difficiles lors de la première coupe, et surtout des incertitudes quant au découplage des aides à la transformation en 2012. La fermeture de dix usines de transformation au cours des trois dernières campagne a aussi participé au repli. Malgré une perte de 40 % en 2008, le prix de la luzerne déshydratée (18 % départ Marne), en passant de 23 €/q début avril 2008 à 13,5 €/q fin mars 2009, n’a toutefois pas permis un retour des acheteurs, toujours attirés par des prix bas sur les matières premières concurrentes.

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