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Dossier
L’internationalisation des entreprises est une des priorités de la phase “3.0”

Si l’actuelle politique des pôles de compétitivité a fait de l’internationalisation des entreprises l’une de ses priorités, ces derniers n’ont pas attendu le gouvernement pour s’atteler à la tâche. « L’un de nos points forts est d’avoir anticipé la phase “3.0” en mettant en place le service Agrobiobase, qui augmente la visibilité des produits biosourcés de nos adhérents sur la scène internationale », explique, par exemple, Thierry Stadler, directeur général d’IAR, qui « ambitionne de devenir la référence européenne pour la valorisation des agroressources à l’horizon 2017 ». Reste que cette internationalisation demeure globalement un point faible des pôles de compétitivité. À l’image d’Agrimip, qui en a fait l’un de ses trois axes stratégiques transversaux. « Nous avons ciblé cinq pays (Allemagne, Angleterre, États-Unis, Canada et Japon), sur lesquels nous allons nous concentrer pour les cinq années à venir, en faisant de cinq de nos adhérents, un référent par destination », détaille Patrice Roché, son directeur.

Les clusters en question
La politique des pôles en matière de promotion à l’exportation est plurielle. Alors que certains forment des clusters, d’autres privilégient les outils institutionnels mis à leur disposition. Ainsi le réseau  Plant InterCluster (Pic) a-t-il été salué par l’“Étude portant sur l’évaluation des pôles de compétitivité” de juin 2012. « En partenariat avec d’autres pôles français, à partir d’une cartographie mondiale de clusters homologues dans le monde (ie l’expertise sur le végétal, NDLR), nous avons créé un réseau international puis des rencontres annuelles pour effectuer du benchmark et à moyen terme développer des projets et partenariats », explique son cofondateur Végépolys.
Un consortium duquel s’est récemment retiré Céréales Vallée. « L’internationalisation des entreprises est une politique publique, qui est soutenue par Ubifrance et, maintenant, BPI Export. Nous participons, aux côtés d’autres pôles de compétitivité, à leurs actions nationales, pour représenter l’innovation française à l’étranger, défend Grégoire Berthe, son directeur. Nul besoin de créer une autre marque ou un autre concept, auxquels l’Indien ou le Chinois ne vont rien comprendre... »

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