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Conseil spécialisé FranceAgriMer
L’intensité des échanges mondiaux entretient la fermeté des céréales

Le Conseil Spécialisé Céréales de FranceAgriMer s’est réuni le 14 mars. Pour la petite histoire, les conférences de presse qui suivent le conseil, avec des débats instructifs entre journalistes et représentants de l’établissement, sont suspendues jusqu’en juillet, après la sortie du tunnel électoral (élections présidentielle et législatives), les membres de FranceAgriMer étant tenus au devoir de réserve.

Le stock de maïs croît de 310.000 t
Ce dernier point presse avant l’ouverture de la prochaine campagne a permis de commenter les révisions des bilans prévisionnels, dont certains ont été sensiblement modifiés. C’est notamment le cas du maïs qui, après une hausse de 130.000 t, à 13,7 Mt, de l’estimation de collecte et une baisse de 220.000 t des exportations (UE et pays tiers), et malgré un relèvement de 100.000 t des incorporations dans l’alimentation animale, subtilisées au blé, voit son stock de report réévalué de 310.000 t pour être porté à 2,2 Mt, un chiffre honorable.
Le bilan prévisionnel du blé tendre est modifié au niveau des utilisations par les fabricants d’aliments, une fois encore réduites de 100.000 t, baisse compensée par une hausse des exportations pays tiers, portées de 8,7 à 8,8 Mt. L’optimisme de FranceAgrimer sur ce point se justifie d’abord par les réalisations effectives. Du 1er juillet au 1er mars, 6 Mt de blé tendre ont été chargées à destination des pays tiers, dont 2,6 Mt vers l’Algérie (contre 2,38 Mt l’an dernier à la même date), 1,31 Mt vers l’Afrique noire (contre 1,25 Mt au 1er mars 2011) et 1,12 Mt (contre 1,37 Mt) pour le Maroc. Mais, compte tenu des embarquements actuels et des besoins de ce dernier pays, exposé à une très grosse perte de récolte en raison de son déficit hydrique, le chiffre des ventes devrait s’y accélérer. Bien sûr, nos exportations vers l’Egypte se sont écroulées, 120.000 t contre 2,07 Mt il y a un an, chiffre consécutif à la conjoncture exceptionnelle créée par l’absence de la Russie. On notera que le renchérissement du blé russe le rend moins compétitif et que les États-Unis ont profité du souci de diversification de ses approvisionnements manifesté par le Gasc, en enlevant les 2 derniers appels d’offres égyptiens.
Le stock de blé dur s’effondrerait à 184.000 t, après le relèvement de 150.000 t des prévisions d’exportations pays tiers, à 800.000 t. Pour l’orge, l’essentiel de l’ajustement du bilan est le redressement du stock de report, passant de 997.000 t à 1,14 Mt, en raison d’une baisse des prévisions d’exportations : 4,145 Mt contre 4,275 Mt. Les incorporations dans l’alimentation du bétail sont maintenues à 1,2 Mt en recul de 40 % sur la dernière campagne. D’une manière générale, les incorporations des trois grandes céréales par l’industrie de la nutrition animale sont estimées à 9,8 Mt, soit pratiquement le chiffre de 2010/2011, alors que la tendance des fabrications d’aliments accuse une baisse de 1,2 % pour l’exercice 2011.

Un record mondial historique pour les trois grandes céréales
Concernant l’analyse du marché international, caractérisé cette saison par un record de production historique des trois grandes céréales à 2,3 Mdt dont 865 Mt de maïs, 694 Mt de blé et 465 Mt de riz, le conseil a constaté la forte  dynamique des échanges internationaux, notamment pour le blé. Malgré le déséquilibre permanent entre la production et la demande de maïs (un ratio stock/consommation étroit, de 14 %), le conseil note que le dernier rapport de l’USDA esquisse une campagne 2012/2013 qui marquerait une rupture avec le schéma d’extrême tension des deux dernières campagnes.
Pour le blé, ce ratio est confortable avec 30 % mais la vive activité des échanges, entretient des prix très fermes. Les effets de la sécheresse dans certains pays comme le Maroc, l’Angleterre, l’Espagne ou les dégâts dus au gel dans le nord-est de l’UE contribuent à cette tendance.

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