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Jeunes agriculteurs
L’installation des jeunes est la priorité

Pour leur conférence de rentrée, les JA attendent beaucoup du ministre de l’Agriculture concernant l’installation, la sécheresse et les OGM

LE RENOUVELLEMENT des générations demeure « un dossier phare au cœur de notre mandat », a indiqué le 30 août Philippe Meurs, nouveau président des Jeunes agriculteurs. « Dans certaines régions, nous avons des jeunes qui voudraient devenir agriculteurs mais qui, faute de moyens financiers, ne peuvent s’installer », a-t-il regretté lors d’une conférence de presse de rentrée. Il attend des réponses du ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, qui sera présent le 10 septembre à l’événement Terre Attitude 2006 près du Puy-en-Velay en Haute-Loire.

Installation, carburants et sécheresse

«L’année 2006 a été insoutenable et insupportable » sur le front du renouvellement des générations, a expliqué Emmanuel Lachaize, nouveau vice-président des JA depuis l’élection qui s’est déroulée en juin dernier lors du 40 e congrès. En cause, les problèmes de financement des stages SPI (stages préparatoires à l’installation) et des stages de six mois dans certaines régions. « On nous fait croire qu’il n’y a pas de candidats à l’installation. C’est faux ! », s’exclame Philippe Meurs, président des JA, nouvellement élu. « Faute de moyens, on a du mal à installer », résume le président. Évoquant les hausses du prix du pétrole et leur impact sur les trésoreries des paysans, Philippe Meurs souhaite que les agriculteurs bénéficient « d’un carburant professionnel détaxé complètement ». Le syndicat évalue le coût d’une telle mesure à 20 millions d’euros sur une année. Il en fera la demande prochainement au ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, a-t-il assuré. Philippe Meurs a par ailleurs mis en avant les problèmes rencontrés par les agriculteurs en raison de la sécheresse « plus que catastrophique » qui sévit dans certaines régions, tandis que d’autres subissent la pluie. Le président attend « des annonces sur ce sujet » de la part du ministre car ce phénomène « se renouvelle d’année en année ».

OGM : « Nous ne sommes que des paysans ! »

Au sujet de la viticulture, Philippe Meurs a estimé qu’il fallait « prendre des mesures d’urgence pour déstocker la production des années précédentes ». Interrogé sur les fauchages de parcelles de maïs transgénique par des militants anti-OGM, Philippe Meurs a considéré qu’il était « temps que les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités ». « Nous ne sommes que des paysans », résume le syndicaliste. « Il ne faut pas prendre le risque que cela se retourne contre les producteurs », ajoute-t-il. « L’État doit prendre l’avis des scientifiques. À partir de là, une fois qu’il aura pris sa décision,il doit la faire respecter. Si une loi permet de produire le maïs transgénique sur le territoire, l’État doit jouer son rôle et prendre ses responsabilités », a-t-il conclu.

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