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Nutrition animale - Les fabrications d’aliments composés en 2025 se stabilisent dans l’Union européenne

Le maintien des volumes de production de la nutrition animale européenne en 2025 cache une grande hétérogénéité entre États membres.

Prévisions du marché européen de la production d’aliments composés pour animaux composés 2025.
© Fefac

La Fédération européenne des fabricants d'aliments composés pour animaux (Fefac) estime que la production d’aliments composés de l’Union européenne en 2025 ne va évoluer qu’à la marge d’un an sur l’autre, avec 147,5 Mt (+0,4 %). 

Lire aussi : Nutrition animale - « L’UE doit recapitaliser ses élevages », déclare Pedro Cordero, président de la Fefac

Face à « l’incertitude croissante du marché et la diversité des tendances nationales », « le secteur européen des aliments pour animaux composés reste résilient face aux défis économiques, géopolitiques, réglementaires, environnementaux et liés aux maladies animales persistants », souligne le syndicat professionnel dans un communiqué en date du 8 décembre.

Les fabrications d'aliments pour volailles en nette hausse

Prévisions du marché européen de la production d’aliments composés pour animaux composés en 2025
  BovinsPorcinsVolaillesTotal 
Prévisions pour l'Union européenne (en millions de tonnes) 41,547,350,6147,5 
Variations 2025/2024 (en pourcentage) +0,2-0,5+1,5+0,4 
Source : Fefac, au 8 décembre.      

Le secteur de la volaille tire son épingle du jeu, avec une croissance annuelle de 1,5 % et un volume de 50,6 Mt. Ceux des bovins et des porcins sont quasi stables, avec respectivement 41,5 Mt (+0,2 %) et 47,3 % (-0,5 %).

L'Espagne, leader européen de l'aliment porcin

Principaux Etats membres producteurs de l'Union européenne 
Aliments pour bovins DanemarkPologneAllemagneEspagnePays-Bas    
Variations 2025/2024 (en pourcentage)  +4,5+3,9+3-3-5    
Aliments pour porcins Pays-BasHongrieAllemagneFranceSlovéniePortugalPologneIrlandeBulgarie
Variations 2025/2024 (en pourcentage)  -10-3,2-1,9-1,6+0,6+1,8+ 2,7+3,2+9
Aliments pour volailles EspagneBelgiquePologneFrance     
Variations 2025/2024 (en pourcentage)  +5,8+5+2,3+1     
Source : Fefac, au 8 décembre.  

En aliments pour bovins, outre le Danemark, la Pologne et l’Allemagne qui ont enregistré une hausse significative de leurs productions et l’Espagne et les Pays-Bas une baisse, « la plupart des autres États membres anticipent des niveaux de production stables ou légèrement réduits, reflétant la tendance générale à la baisse du secteur due aux politiques environnementales et aux maladies animales telles que les récentes épidémies de fièvre aphteuse hautement infectieux », précise la Fefac.

En aliments pour porcins, « l’Espagne, le plus grand producteur, devrait se stabiliser à 13,2 Mt », souligne le syndicat professionnel. A l’image des Pays-Bas, de la Hongrie, de l’Allemagne et de la France, d’autres États membres « font face à un déclin continu de leur production en raison de changements structurels et des pressions persistantes liées à la peste porcine africaine (PPA) ».

En aliments pour volailles, malgré la pression persistante de l’Influenza aviaire (IA), la production a progressé dans la plupart des États membres.

Lire aussi : Soja non déforestant - Les fabricants d’aliments européens vigilants pour 2025, selon la Fefac

Focus France : vers une hausse des fabrications en 2025-2026

La nutrition animale en France devrait enregistrer 1 % de croissance sur l’exercice 2025-2026 pour atteindre le 20 Mt d’aliments composés, à comparer aux 20,5 Mt de 2021-2022.

Cependant, la croissance des fabrications d’aliments ralentit, avec une hausse de seulement 1,8 % sur la période juillet-octobre 2025, contre + 2,4 % sur la période juillet-septembre 2025, selon les derniers chiffres publiés par le Snia et La Coopération agricole Nutrition animale (LCA NA). Dans le détail, concernant les aliments pour bovins, la croissance s’élève à +5,7 % sur le période juillet-octobre 2025, contre + 7,1 % sur la période juillet-septembre 2025 ; celle pour les aliments porcins à -2,2 % contre -1,6 % et celle pour aliments pour volailles à +0,9 % contre +0,8 %.

Lire aussi : Alimentation animale : malgré la hausse des fabrications, les capacités d’investissement s’effritent

 

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