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Commerce des grains
« Les bourses des grains ne disparaîtront pas »

À l’approche de la bourse internationale des grains de Paris, prévue le 2 juillet au pavillon Gabriel, Baudouin Delforge, le président d’Agro Paris Bourse, répond à nos questions.

Baudouin Delforge, président d'Agro Paris Bourse
© Agro Paris Bourse
La Dépêche-Le Petit Meunier : Après une année de pandémie qui a considérablement modifié nos habitudes, comment imaginez-vous la suite concernant l’organisation des bourses des grains ?

Baudouin Delforge : Les bourses des grains ne disparaîtront pas. Les opérateurs ont besoin de se retrouver, et les rencontres que nous organisons contribuent à garder un lien professionnel entre les différents maillons de la filière. Néanmoins, je pense que ceux-ci se réuniront moins souvent à l’avenir. Les entreprises ne sont plus prêtes à payer autant de déplacements pour ce type de rendez-vous. L’épisode pandémique a accentué ce phénomène. Donc on se rencontrera probablement plus rarement. Nous poursuivrons l’organisation de bourses en France, mais nous ferons les choses avec moins de légèreté et plus de sérieux. Si nous voulons que les bourses perdurent dans le temps, nous devons nous regrouper, et tous [les différentes structures qui organisent les bourses des grains en France] se mettre autour de la table pour discuter de ces évolutions nécessaires.

LD-LPM : Comment se porte Agro Paris Bourse après une année particulièrement difficile pour les structures qui organisent des événements professionnels ?

B. D. : Nous avons du mal à survivre, mais nous tenons le choc car la plupart des adhérents – notamment les structures importantes – sont restés présents et ont bien joué le jeu cette année. Nous avons frôlé le naufrage et je ne remercierai jamais assez ceux qui nous ont soutenus pendant cette période. Je tiens à souligner qu’Agro Paris Bourse a tout de même maintenu la bourse de rentrée en 2020 et organise la première de l’année à Paris le 2 juillet.

LD-LPM : Comment accueillez-vous la proposition de loi « visant à protéger la rémunération des agriculteurs », dite Egalim 2, qui prévoit, notamment, de revoir les termes de la contractualisation ?

B. D. : On découvre une nouvelle fois que la filière céréalière est organisée. On découvre également que la chambre arbitrale internationale de Paris existe… Cela fait un siècle qu’il y a en France une juridiction privée et efficace. Certes elle est payante, mais lorsque le tribunal fait appel à des experts, cela coûte également très cher. Et surtout les sentences issues de l’arbitrage sont rendues en moins de quatre mois. Quoi qu’il en soit, si besoin, nous irons plaider à la Cour de Justice de l’Union européenne. Concernant la partie sur la contractualisation, imaginez-vous un instant qu’après avoir acheté une voiture, le concessionnaire revienne vers vous pour rediscuter le prix a posteriori au motif que certains coûts de production auraient évolué à la hausse ? Soyons sérieux.

 

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