Aller au contenu principal

Le projet de la loi d'avenir en conseil des ministres : Le Foll insiste sur l'environnement créateur "de marges nettes plus élevées"

« L’environnement n’est pas seulement un coût, c’est une opportunité. L’environnement, ça doit maintenant signifier des marges nettes plus élevées ». Le ministre de l’Agriculture qui a présenté le 13 novembre, en conseil des ministres, sa loi d’avenir prônant la double performance économique et écologique, a bien compris là où il fallait insister. Si le défi de la compétitivité est en effet une évidence à relever dans un contexte économique et social dégradé, l’enjeu environnemental peine à passer pour priorité. Mais les deux visées doivent être associées, a-t-il réaffirmé. Notamment au sein de Groupements d’intérêt économique et environnementale (GIEE) créés par la loi. « Alors que les agriculteurs nous demandent moins de contraintes administratives, c’est un outil qui leur donnera précisément plus de souplesse », a indiqué Stéphane Le Foll. La compétitivité n’est en outre pas oubliée, a-t-il rappelé : un travail est actuellement mené au sein de chaque filière, en vue de programmes stratégiques nationaux, avec des premiers éléments présentés début 2014. Le texte de loi introduit par ailleurs le contrat de génération pour favoriser la transmission des exploitations. Il institutionnalise le médiateur des relations commerciales, chargé de faciliter les négociations au sein des filières, de l’agriculteur à la grande distribution. Il renforce le rôle des Safer. Et les vétérinaires pourront bien continuer à délivrer les antibiotiques. « Il faut redevenir la première agriculture en Europe ! », a enfin donné pour ambition Stéphane Le Foll à l’issue de sa présentation.

Les plus lus

Photo d'Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains, filiale d'Expana.
« Les exportations françaises de blé sont finalement moins exposées à la menace argentine que les origines mer Noire », déclare Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains

La récolte record de l’Argentine en blé ne devrait pas pénaliser outre mesure les exportations françaises de blé tendre sur la…

Portrait de Pierre-Jean Huré, directeur commercial du groupe Sica Atlantique
« Nous espérons une meilleure dynamique à l’exportation en blé tendre sur la seconde partie de campagne », indique Pierre-Jean Huré

Le directeur commercial du groupe Sica Atlantique fait le bilan du premier semestre de la campagne de commercialisation 2025-…

De gauche à droite : Franck Bluteau, nouveau président de la Cavac, Jérôme Calleau, ancien président de la Cavac, et Olivier Joreau, directeur général
La coopérative Cavac garde un résultat net positif en 2024-2025

La campagne 2024-2025 a été difficile pour la Cavac, avec une forte baisse des volumes. Le résultat net de la branche…

Diego de la Puente, analyste du marché des grains chez Novitás.
Une récolte de blé record en Argentine pénalisée par la qualité

L’abondante récolte de blé argentin lui confère une grande compétitivité en ce début d’année. Les ventes vers l’Asie sont très…

Meunerie française, une santé fragile et une problématique d’importation

L’Association nationale de la meunerie française (ANMF) publie une étude commandée à la Banque de France sur l’état économique…

Julien Darley et Alexandre Jonet, traders pour Granit Négoce
« Nous ne sommes pas optimistes sur le redéveloppement de la prime brassicole d’ici à la fin 2026 », affirme Julien Darley, directeur général de Granit Négoce

Pour les traders de Granit Négoce, filiale d’Axéréal, seul un événement climatique adverse sur la récolte 2026 pourrait…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne