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Commerce international
Le Port de Bordeaux enregistre une baisse modérée des exportations de grains en 2020/2021

La baisse des chargements de céréales sur Bordeaux Port Atlantique en 2020/2021 a été tempérée par la hausse des expéditions d’oléagineux. L’UE constitue la principale destination des grains de l’hinterland bordelais.

Le maïs est expédié sur l’Union européenne, principalement au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.
© GPMB

Le grand port maritime de Bordeaux (GPMB) a expédié 604 000 t de grains en 2020/2021 (chiffres provisoires, au 8 juillet), soit une baisse de 13 % par rapport à la campagne précédente. « Malgré une demande à l'international par voie maritime en fin de campagne, il n'y avait plus de marchandises disponibles à l'export ce qui explique la forte hausse du "rendu Bordeaux" sur les marchés », commente Thibault Guillon, chargé de développement Céréales/Pétrochimie/Vracs liquides.

Le maïs, de loin la première céréale manutentionnée

Si le tonnage de céréales a reculé de 25 %, à 487 000 t, celui des oléagineux a augmenté de plus de 150 %, à 117 000 t. Dans le détail, les deux silos à grains Union InVivo et SPBL ont globalement exporté 405 000 t de maïs sur la campagne passée (contre 409 000 t en 2019/2020), 63 000 t de blé (63 000 t) et 15 000 t de sorgho (19 000 t), ainsi que 60 000 t de colza (0 t) et 57 000 t de tournesol (46 000 t).

Concernant les importations de grains du port de Bordeaux, elles ne concernent que les oléagineux. Ces dernières ont baissé de moitié d’une campagne sur l’autre, atteignant 188 000 t en 2020/2021 (contre 367 000 t en 2019/2020). Si les déchargements de colza ont augmenté d’un tiers, à 161 000 t, ceux du tournesol ont chuter de près de 90 %, à 27 000 t.

L’UE, destination privilégiée

Le Royaume-Uni, les Pays-Bas mais également le Portugal sont les principaux clients des céréales et oléagineux de l’hinterland de Bordeaux Port Atlantique. Plus précisément, le maïs est expédié sur l’Union européenne (principalement au Royaume-Uni et aux Pays-Bas), le tournesol et le sorgho également mais essentiellement sur le Royaume-Uni. Quant au blé, il est transporté sur les Etats membres européens, en grande partie sur le Portugal, tandis que le colza est destiné en priorité à l’Europe du Nord.

S’agissant des importations, les origines du colza sont, principalement, l’Amérique du Nord et l’Océanie. Le tournesol, lui, provient de l’Europe de l’Est.

Des perspectives d’exportation limitées en 2021/2022

« Les cultures de blé ayant souffert du coup de chaleur et de la sécheresse printanière en Aquitaine, les rendements seront sans doute bas », avance Thibault Guillon. Quant au maïs, il est encore trop tôt pour se prononcer, ce dernier ayant été planté récemment.
Dans ce contexte, « les perspectives d'exportations sont équivalentes à celles de cette campagne », déclare le représentant portuaire. La consommation intérieure de marchandises sera un facteur clé « dans la mesure où elle définit le solde exportable capté par le maritime ».
En termes de destinations, l’Union européenne reste la première zone d’exportation de Bordeaux Port Atlantique. « Ce dernier dessert naturellement ses voisins européens proches [qui apprécient] la fiabilité des installations, la vitesse de chargement et la haute qualité de la marchandise, proposées par le port bordelais », souligne Thibault Guillon.

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