La production de pois, européenne comme française, progresserait en 2017
Les exportations hexagonales de pois sont en net retrait en 2016/2017. Mais l’Inde pourrait prolonger sa dérogation relative à la fumigation de légumineuses importées.
La production de pois dans l’UE devrait atteindre 2,366 Mt en 2017, contre 2,146 Mt en 2016, selon les chiffres publiés le 21 mars par FranceAgriMer. Cette croissance de 10 % s’explique par la hausse estimée du rendement, qui passerait de 2,46 t/ha à 2,71 t/ha, alors que la surface stagnerait à 0,873 Mha. En France, la production 2017 est prévue aux environs de 0,600 Mt, contre 0,524 Mt en 2016 (2,51 t/ha) et 0,666 Mt en 2015 (3,77 t/ha). Concernant le bilan hexagonal du pois 2016/2017, « le faible rendement de la récolte 2016 conduit à des ressources limitées et, de ce fait, à des exportations prévues en baisse par rapport à l’an dernier [0,255 Mt au 30 juin 2017, contre 0,334 Mt en 2015/2016] », indique le communiqué. Notons que le débouché en nutrition animale passe de 0,27 Mt à 0,40 Mt d’une campagne sur l’autre, alors que l’alimentation humaine se stabilise à 0,12 Mt. Le stock final, qui s’établirait à 0,72 Mt au 30 juin 2017 contre 0,66 Mt un an plus tôt, « serait supérieur à la moyenne quinquennale (0,50 Mt) ».
L’Inde, la grande inconnue à l’exportation
Sur les pays tiers, « l’Inde, premier importateur mondial de pois pour l’alimentation humaine, reste un enjeu majeur pour la filière française, en raison de prix rémunérateurs », selon le communiqué. Cependant, nos exportations vers cette destination sont suspendues à la décision du pays d’interdire, à partir du 1er avril, toute importation de produits non fumigés avec du bromure de méthyle (interdit dans l’UE). Mais rien n’est moins sûr. Selon une information de Real Agriculture, le président de l’Association indienne des légumineuses et céréales a de fait déclaré, le 26 mars : « Nous croyons qu’une prolongation de trois mois [de la dérogation, expirant le 31 mars et permettant l’importations de pois et de lentilles non fumigés] sera accordée par le gouvernement central. » Reste qu’en France, « la filière travaille actuellement avec les pouvoirs publics quant à l’évolution de la réglementation sanitaire indienne en matière de fumigation », déclarait, le 21 mars, FranceAgriMer.