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Avec la Pentecôte sonne l'heure des traditionnelles opérations de communication sur la viande de veau. 2014 n'échappe pas à la règle : depuis la fin mai, la filière tente de réitérer l'impact positif des précédentes vagues de communication sur la consommation hexagonale. Car tel est bien le principal frein au développement de la filière : les Français n'ont de cesse de se détourner de la viande de veau. Selon FranceAgriMer-Kantar Worldpanel, les achats des ménages ont reculé de 6,8 % en cumul du 30 décembre 2013 au 20 avril 2014 par rapport à la même période un an plus tôt, dans un contexte de prix moyen en hausse de 1 % à 15,60 euros le kilo.
Des cours sous pressionFace à ce désintérêt chronique de la demande hexagonale, les cours sont sous pression. D'après les relevés FranceAgriMer, le prix moyen pondéré du veau de boucherie s'est installé à 623,40 euros les 100 kilos fin mai, soit 4,4 % sous son niveau de début mars. Le marché est particulièrement difficile depuis la fin du Festival du Veau, souligne-t-on à l'Institut de l'élevage (Idele), selon qui « la baisse des cotations (...) semble devenir régulière dès la fin des opérations promotionnelles ».
Repli chronique de l'offrePour contrer la dégradation des prix de vente, la filière ajuste son offre à la baisse. Un peu moins de 450.000 veaux ont été abattus en cumul de janvier à avril, selon Agreste, soit 1 % de moins qu'en 2013. En volume, la tendance est au maintien (+0,1 %) à 61.159 tonnes équivalent carcasse, du fait de l'alourdissement du poids moyen des carcasses.
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Faute de dynamisme à la vente, les abattoirs freinent leurs achats auprès des intégrateurs. La « faible consommation ralentit les sorties et oblige les opérateurs à allonger les durées d'engraissement, malgré des effectifs pourtant en recul en 2014 », précise-ton à l'Idele. La production indigène contrôlée au premier trimestre a d'ailleurs reculé de 2,1 % comparé à 2013, d'après Agreste.
Cette morosité se répercute en amont de la filière. La demande en petits veaux est limitée alors que les naissances sont en hausse (+9 %). De quoi maintenir les prix à de bas niveaux et tempérer la hausse saisonnière des tarifs.
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