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Coopération agricole
La Ffcat a largement voté pour la fusion dans Coop de France

Après la FNCBV, le Syncopac et le SNDF, c’est au tour de la fédération des coopératives céréalières de rejoindre l’entité Coop de France

C’EST FAIT. Au terme d’un vote quasi unanyme, la Fédération française des coopératives agricoles de collecte, d’approvisionnement et de transformation a rejoint Coop de France le 9 novembre à Paris. Sur les 178 coo-pératives adhérentes à la Ffcat, 96 % se sont prononcées pour la fusion avec Coop de France, rejoignant ainsi les fédérations de coo-pératives de bétail et viandes (FNCBV), de production et d’alimentation animale (Syncopac) et le Syndicat national des déshydrateurs de France (SNDF), qui vient également d’avaliser la fusion (cf. article p 16).

La Ffcat se veut rassurante sur la fusion avec Coop de France

Comme chaque année, la Ffcat a siégé en assemblée générale à Paris puis a présenté les résultats de ses travaux annuels et les orientations futures de la coopération. Mais cette édition a indéniablement marqué une nouvelle étape pour le secteur coopératif des grandes cultures. En effet, ce 9 novembre la fusion de la Ffcat avec Coop de France a été avalisé par une très large majorité des adhérents.

Cette étape était attendue mais inquiétait aussi de nombreux coopérateurs. Hubert Grallet, président de la Ffcat, a tenu à dissiper les craintes. « Fusion : un mot qui était tabou il y a encore quelques temps. La fusion constitue un acte de clairvoyance quand on a le courage de regarder tous les défis qui seront à relever par l’économie agricole, et notoirement par les coopératives », a t-il expliqué. Le président de la Ffcat a assuré que « Coop de France n’est pas un projet de dilution, mais un projet d’agrégation », ajoutant que la structure qui lui succédera, la section Approvisionne-ment et grandes cultures de Coop de France, « représentera, défendra et soutiendra les métiers des coopératives céréalières ». D’un point de vue politique, si la « fusion entérine une nouvelle organisation, donc une répartition du pouvoir social, (…), les fédérations qui fusionnent détiennent la majorité des voix en Assemblée générale de Coop de France », a aussi rassuré Hubert Grallet.

De son côté, le président de Coop de France, Philippe Mangin a insisté sur l’importance pour Coop de France de peser sur les autorités Bruxelloises en y développant « sa présence politique » et de « redonner au statut coo-pératif toutes ses lettres de noblesse vers la classe politique, les organisations agricoles mais aussi vers les agriculteurs ».

OCM, bioethanol, transports et stockage en clôture de l’assemblée générale

L’assemblée générale de la Ffcat, c’est aussi l’occasion de faire passer quelques messages et de défendre les valeurs chères à la coopération française.

Hubert Grallet a ainsi défendu avec ardeur « l’organisation communautaire de marché, et plus particulièrement l’intervention », rappelant sa « pertinence dans le contexte de marché de ces dernières années », sa transparence et son moindre coût, « pour peu qu’on l’utilise intelligemment ». L’exemple du maïs hongrois représentant la moitié des stocks publics communautaires a été évoqué mais, pour le président de la Ffcat, il ne doit pas servir de prétexte à une remise en cause des « outils de gestion de marché qui ont fait leur preuves ».

La valorisation énergétique de la biomasse était bien sûr au programme de cette assemblée générale. Ce sujet « porteur d’avenir » a été évoqué à de nombreuses reprises, la coopération entend être au cœur de la filière et le montre. « L’Europe est en avance sur le biodiesel (...) mais l’Europe est très en retard en ce qui concerne le bioéthanol, très loin derrière des pays comme les États-Unis ou le Brésil. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire », a assuré le président Hubert Grallet promettant que les coopératives, « déjà leaders ou partenaires de la plupart des projets bioéthanol, seront toujours présentes pour parfaire l’organisation de cette filière et alimenter la pompe verte ».

Enfin, certains dossiers « qui fâchent ». Les transports d’abord, et plus particulièrement le fret ferroviaire. Le président de la Ffcat a dénoncé une situation qui « ne fait qu’empirer ». « On ne compte plus les trains en retard, perdus, déprogrammés», a t-il lâché. Et de regretter : « Auncune lueur n’annonce la sortie du tunnel. » Dernier sujet qui inquiète la Ffcat, « la sécurité des installations et les relations avec l’administration ». Hubert Grallet a fustigé l’annonce de la possibilité d’apporter des modifications à l’arrêté ministériel du 29 mars 2004 sur les installations de stockage soumises à autorisation. « Nous ne pouvons accepter que des prescriptions déterministes apparaissent dans ce projet d’arrêté et viennent annihiler une méthode fondée sur la probabilité désormais pratiquée dans tous les autres secteurs industriels. En quoi serions-nous différents ? Serions-nous porteurs de plus de risques que d’autres ? », s’interroge-t-il.

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