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La durabilité des filières céréalières passe par la contractualisation

La contractualisation pluriannuelle, avec un prix basé sur les coûts de production et des contraintes environnementales compensées par des primes, est la clé de la réussite.

« Ce n’est pas au consommateur de tout décider, car il n’en a pas les compétences, a déclaré Ludovic Brindejonc, directeur général d’Agri-Éthique, lors d’une conférence des JTIC 2017, le 8 novembre à Paris. Il faut vulgariser nos démarches et guider son achat. L’étiquetage doit, demain, orienter le consommateur vers des produits plus vertueux. » Le secteur agri-agro doit ainsi « changer de posture » et passer d’un mode défensif – « de celui qui doit se justifier » – à un mode offensif, renchérit Jean-Paul Bordes, directeur R&D d’Arvalis. « L’agriculture française doit avoir un projet ambitieux dont l’objectif est de retrouver la confiance du consommateur et renouer avec la culture du résultat. »

Restaurer un climat de confiance

« La durabilité des filières dépend aussi de la capacité à retrouver un esprit de confiance entre les maillons de la chaîne », poursuit Jean-Paul Bordes. Un avis partagé par Ludovic Brindejonc : « Il faut aller vers un décloisonnement des acteurs de la filière pour que cela fonctionne. Industriels, organismes stockeurs et agriculteurs doivent se concerter pour définir les facteurs de réussite d’une filière durable que sont un prix équitable et les facteurs environnementaux à inclure dans le cahier des charges. » La démarche Agri-Étique, qui a vu le jour il y a quatre ans, « passe par une contractualisation sur trois à cinq ans, qui apaise les relations entre acteurs, avec un prix fixé à partir du coût de production du blé dans la région. Un prix juste permettant d’améliorer les techniques culturales afin d’être plus respectueux de l’environnement. » Et Chrystel Bogiraud, directrice Qualité chez East Balt, de compléter : « Aujourd’hui, le contrat pluriannuel, mis en place en 2012, pour produire le blé de force français nécessaire à la fabrication de buns pour McDonald’s représente 45 % de nos approvisionnements. Pour le partage de la valeur, nous avons une prime variétale – car le blé de force présente un moindre rendement – et nous avons revu à la hausse la prime Filière pour accompagner les exigences complémentaires », engendrées par la production d’un blé de force à 14 % de protéine mini.

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