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Marché international des grains
Exportation de céréales : Haropa-Port de Rouen enregistre « un bon début de campagne » 2021/2022

Les terminaux céréaliers de la place portuaire rouennaise ont chargé 4 Mt entre juillet et décembre, soit 1 Mt de plus que la campagne précédente sur la même période. L’objectif à fin juin est fixé à 7-7,5 Mt, contre 6,5 Mt en 2020/2021.

Les exportations céréalières françaises sont fortement limitées par la concurrence internationale, notamment de la part de la Russie en blé tendre.
© Haropa-Port de Rouen / Jean-François Damois

Sur le premier semestre 2021/2022, les exportations de céréales d’Haropa-Port de Rouen s’élèvent à 3,7 Mt au 15 décembre, dont 2,2 Mt de blé tendre (dont 80 % minimum en qualité meunière), 950 000 t d’orge fourragère et 550 000 t d’orge brassicole. « Elles devraient atteindre les 4 Mt au 31 décembre », estime Marc Gaborieau, responsable des filières Céréales, Agro-industrie et Engrais d’Haropa Port, qui qualifie cette première moitié d’exercice commercial comme « un bon début de campagne ». Rappelons que, sur la période juillet-décembre 2020, seules 3 Mt de grains ont été chargées, sur un total de 6,5 Mt sur l’ensemble de la campagne. En 2019/2020, le port de Rouen avait enregistré des exportations céréalières record à 9,9 Mt.

« L’objectif en termes d’exportations céréalières du port rouennais, pour l’exercice commercial en cours, est de 7 Mt à 7,5 Mt. Cependant, nous ne savons pas trop s’il y aura suffisamment de marchandises pour garder jusqu’à la fin juin la dynamique à l’exportation, enregistrée sur le premier semestre 2021/2022 », tempère Marc Gaborieau.

Quid de l’Algérie sur la seconde moitié de la campagne ?

Sur la première marche du podium, la Chine représente 40 % du tonnage chargé sur juillet-décembre, avec 1,6 Mt (contre 2,2 Mt sur l'ensemble de l'exercice commercial 2020/2021). Le Maghreb occupe la deuxième place, avec 900 000 t, dont un tonnage important sur l’Algérie, qui a régulièrement acheté des grains hexagonaux sur août-novembre.

« Cette dernière destination est compliquée cette campagne pour la France, en raison de l’ouverture de son cahier des charges aux blés originaires de mer Noire et de la tension diplomatique actuelle entre l’Hexagone et l’Algérie [suite aux propos d’Emmanuel Macron jugés « irresponsables » par la nation maghrébine et le rappel de son ambassadeur Mohamed Antar-Daoud, NDLR] », explique le responsable d’Haropa Port.

Dans ce contexte, la demande algérienne pour des blés français est plus qu’aléatoire sur la seconde moitié de la campagne commerciale céréalière. « Les tonnages à destination du Maroc, dont les besoins sont importants cette campagne, pourraient remplacer en partie ceux qui ne seront pas réalisés sur l’Algérie, à la condition que les volumes de blé français disponibles soient suffisamment qualitatifs », souligne Marc Gaborieau. Pour rappel, l'Algérie a acheté 1,5 Mt de grains en provenance du port de Rouen, la campagne dernière.

L’export sur l’Union européenne a également été assez dynamique juillet-décembre, notamment en blé fourrager et en orge de brasserie. Ce sont 70 000 t d’orge brassicole qui ont été chargées sur les Etats membres à fin novembre, contre 16 000 t la campagne dernière sur la même période.

Un approvisionnement par camion difficile

Le préacheminement des céréales sur les différents silos portuaires du port de Rouen a été rendu difficile, ces derniers mois, par le manque structurel de camions. « Le transport des marchandises par la voie d’eau et la voie ferrée ont compensé en partie les difficultés rencontrées par la logistique routière », souligne le responsable d’Haropa Port.

Et d’ajouter : « cette tension sur l’approvisionnement par la route n’a cependant pas généré de perte d’activité à l’exportation, à ce jour ». Dans les faits, de nombreux Panamax ont été chargés sur la Chine, voire les Philippines, « une destination inhabituelle », illustre Marc Gaborieau.

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