Aller au contenu principal

Logistique
Fret SNCF : une filialisation annoncée et bien accueillie par les chargeurs

Wagons de transport des marchandises et silos.
© J.-C. Gutner

La fédération CGT des cheminots a bloqué, le 23 avril, le site de Saint-Jean-de-Védas (Hérault) du prestataire logistique routier du groupe SNCF, Geodis, afin de dénoncer le projet de filialisation de Fret SNCF. Annoncée par le Premier ministre et confirmée par le groupe SNCF, le 17 avril, cette « décision violente et inefficace pour un réel report modal de la route vers le rail » est perçue par le syndicat comme « une stratégie […] de privatisation de Fret SNCF ».

 

Un objectif de rentabilité

 

L’objectif officiel affiché est tout autre. Après « recapitalisation […] au sein du groupe SNCF », Fret SNCF « serait dotée d’une personnalité juridique propre, société dont le groupe public ferroviaire détiendrait 100% du capital », afin de « bâtir un plan d’affaires rentable », ce qui lui « permettrait de fonctionner selon les règles économiques et financières de marché ».

« J’espère que cette réorganisation va nous permettre de retrouver un opérateur ferroviaire performant, économiquement parlant, et fiable d’un point de vue opérationnel », indique Alain Charvillat, directeur Céréales Export de Sénalia, qui a cessé de travailler avec Fret SNCF dans le cadre de sa navette Nord/Seine (160 000 t/an de céréales). Un avis partagé par Christian Rose, délégué général de l’ Association des utilisateurs de transport et de fret (AUTF) : « C’est une bonne orientation pour consolider le fret ferroviaire, car la recapitalisation et la filialisation de Fret SNCF, qui représente 60% de parts de marché de la traction ferroviaire française, apportera une amélioration de la qualité des services et une baisse des coûts. »

Karine Floquet

 

Les plus lus

Photo d'Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains, filiale d'Expana.
« Les exportations françaises de blé sont finalement moins exposées à la menace argentine que les origines mer Noire », déclare Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains

La récolte record de l’Argentine en blé ne devrait pas pénaliser outre mesure les exportations françaises de blé tendre sur la…

Meunerie française, une santé fragile et une problématique d’importation

L’Association nationale de la meunerie française (ANMF) publie une étude commandée à la Banque de France sur l’état économique…

Photo des dirigeants d'Euralis : de gauche à droite, Christophe Congues, président d’Euralis, et Thomas Chambolle, directeur général d’Euralis.
Euralis enregistre une progression de son résultat net en 2024-2025

Bien qu’encore négatif, le résultat net d’Euralis a progressé sur la campagne commerciale 2024-202 par rapport à la précédente…

Julien Darley et Alexandre Jonet, traders pour Granit Négoce
« Nous ne sommes pas optimistes sur le redéveloppement de la prime brassicole d’ici à la fin 2026 », affirme Julien Darley, directeur général de Granit Négoce

Pour les traders de Granit Négoce, filiale d’Axéréal, seul un événement climatique adverse sur la récolte 2026 pourrait…

Photo pain, farine, épi et grains de blé
Céréales et oléoprotéagineux bio : manque de disponibilités en tournesol, maïs et petit épeautre

Le marché en alimentation humaine des grains bio s’oriente différemment selon les produits. 

Tableau de chiffres concernant le bilan céréales bio françaises 2025-2026, au 1er février 2026.
Céréales et oléoprotéagineux bio : des équilibres de marché fragiles à l’approche de la fin de campagne

Le marché des céréales et oléoprotéagineux bio évolue dans un contexte d’équilibre fragile en cette seconde partie de campagne…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 958€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site La dépêche – le petit meunier
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez votre revue numérique la dépêche – le petit meunier
Recevez les évolutions des marchés de la journée dans la COTidienne