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Exportations françaises : regain d’activité sur fond de bilans céréaliers plutôt stables

Le conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer a publié jeudi 13 novembre ses bilans céréaliers mensuels.   

Navire maritime, sur l'océan.
Le Maroc confirme son rang de premier débouché du blé tendre français.
© Alf van /BeemPixabay

Pour Habasse Diagouraga, chargé d’études économiques sur le marché français des céréales de FranceAgriMer, « il n’y a pas grand chose à dire » sur la situation de la production céréalière en France. Lors de sa présentation de ses bilans français pour novembre, effectuée le 13 novembre, il a rappelé que la production française en blé tendre pour 2025-2026 était attendue à 33,328 Mt, contre 33,178 Mt le mois dernier alors que le stock final ressortirait à 2,829 Mt, contre 2,792 Mt précédemment. 

Lire aussi : Récolte 2025 : le rendement du maïs grain en recul de 10 % en France

Le spécialiste pointe juste une légère recrudescence des exportations de blé tendre vers l’Union européenne, à 7,048 Mt contre 7,038 Mt en octobre pour l’ensemble de la campagne, soit +10 000 t. Les ventes vers les pays tiers ne bougent pas, à 7,850 Mt prévues sur 2025-2026. Plus précisément, les exportations françaises mensuelles de blé tendre s’élèvent à 1,3 Mt en septembre contre 1,4 Mt en août. Le cumul sur la période juillet-septembre s’affiche à 3,8 Mt, en hausse de 82 % par rapport à la même période de l’an passé et de 9 % par rapport à la moyenne cinq ans. Le Maroc confirme son rang de premier débouché avec 980 000 t achetées, devant la Belgique, les Pays-Bas, l’Espagne et l’Egypte (retrouvez le trafic portuaire français dans la COT’Hebdo de La Dépêche Le petit meunier incluse dans l’abonnement : https://boutique.reussir.fr/agroalimentaire/la-depeche.html).

De l’orge exportée sur pays tiers, du blé dur et du maïs vers l’Union européenne

Concernant l'orge, là encore, c’est du côté des exportations qu’il faut regarder pour trouver de légères évolutions de bilan (les prévisions de production nationale sont quasiment inchangées : 11,875 Mt en novembre, contre 11,882 Mt en octobre). « Cela ne bouge pas beaucoup du côté des exportations vers les Etats membres de l’Union européenne mais on a relevé de 8 % les prévisions d’exportations sur les pays tiers », pointe Habasse Diagouraga. Le cumul sur les trois premiers mois de la présente campagne des exportations françaises s’élève à 1,76 Mt, soit 26 % de plus par rapport à 2024-2025. « On note une reprise marquée des chargements à destination de la Chine et un retour des flux vers l’Arabie saoudite. » Du coup, « le stock final est en baisse de 12 % mais demeure toujours lourd ».

L'exportation de maïs sur l'Union européenne est dynamique.

En maïs, FranceAgriMer a revu à la baisse la prévision de production française, de 3 % à 12,323 Mt, pour un stock final à 1,973 Mt (+1 %). Mais le début de campagne 2025-2026 se montre « très dynamique à l’exportation sur les trois premiers mois avec les Pays-Bas, l’Espagne et la Belgique » comme principaux destinataires.

La France a exporté 99 000 t de blé dur en septembre 2025.

La production de blé dur a été révisée à 1,278 Mt en novembre contre 1,279 Mt en octobre. La France a exporté 99 000 t de blé dur en septembre 2025, « en hausse sur un mois et sur un an » fait remarquer le spécialiste de FranceAgriMer avant d’ajouter que le cumul sur juillet-septembre s’élève à 199 000 t, soit une hausse de 29 % par rapport à la même période en 2024-2025 mais un volume inférieur à la moyenne quinquennale (235 000 t) ». L’activité à l'exportation reste concentrée sur l’Union européenne, avec les Pays-Bas, l'Allemagne et la Belgique en tête des destinations. 

Lire aussi : Une moisson de blé annoncée exceptionnelle en Argentine

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